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Journée mondiale de l’alimentation : Le CHSAN lance un cri d’alarme face à l'insécurité alimentaire dévastatrice en Haïti

il y a 10 minutes
2 min de lecture



À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation ce 16 octobre 2026, Concorde Haitienne de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (CHSAN) dresse un bilan sombre : plus de la moitié de la population haïtienne souffre aujourd’hui d’insécurité alimentaire aiguë. Face à ce drame humanitaire et social, l'organisation appelle d’urgence les autorités à des actions structurelles profondes pour éviter qu'Haïti ne devienne le « dernier de la classe » à l'horizon 2030.






Alors que la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de l'alimentation autour du droit fondamental à la nourriture, la réalité du terrain en Haïti rappelle l'urgence absolue d'une intervention massive. Selon les dernières analyses et alertes publiées par la CNSA, la barre critique est franchie : plus de 50 % de la population totale du pays se trouve actuellement en situation d'insécurité alimentaire.



L'accès à une alimentation quotidienne suffisante et équilibrée n'est plus une certitude, mais un combat permanent pour des millions de familles. L'inflation galopante, le dérèglement climatique affectant la production agricole locale, ainsi que l'insécurité et le dysfonctionnement des circuits de distribution ont plongé le pays dans l'une des pires crises nutritionnelles de son histoire récente.



L'objectif « Faim Zéro » d'ici 2030 : Le risque du décrochage définitif



L'année 2030 approche à grand pas, marquant l'échéance des Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies, notamment l'ODD 2 qui vise à éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire et améliorer la nutrition.



Pour la CHSAN, le constat est sans appel : sans un virage politique et économique majeur, Haïti risque d'être le « dernier de la classe » sur la scène internationale.



« On ne peut plus se contenter de réponses conjoncturelles ou de distributions d'urgence. Si nous voulons respecter nos engagements pour 2030 et offrir une dignité à nos citoyens, les autorités doivent impérativement s'attaquer aux causes profondes de cette vulnérabilité », souligne l'organisation.





Face à ce constat alarmant, la CHSAN ne se contente pas de tirer la sonnette d'alarme. L'organisation exhorte le gouvernement haïtien et les décideurs politiques à mettre en place une véritable feuille de route axée sur des solutions structurelles :



Soutien massif à la production nationale : Investir dans la relance de l'agriculture paysanne, faciliter l'accès aux intrants agricoles de qualité et moderniser les infrastructures d'irrigation.



Sécurisation des axes de transport : Garantir la libre circulation des biens et des denrées alimentaires pour désenclaver les régions agricoles et alimenter les grands centres urbains.



Politiques de protection sociale : Mettre en place des mécanismes de soutien direct aux ménages les plus vulnérables et lutter contre la hausse incontrôlée des prix des produits de première nécessité.



Souveraineté alimentaire : Réduire la dépendance excessive aux importations alimentaires en valorisant les filières locales et la transformation agroalimentaire nationale.



À l'heure où le monde réfléchit aux moyens d'assurer la sécurité alimentaire globale, Haïti se trouve à une croisée des chemins décisive. Le message du CHSAN en ce 16 octobre 2026 est clair : la faim n'est pas une fatalité, mais l'éradiquer nécessite une volonté politique ferme et un engagement budgétaire conséquent.



Pour que le slogan « Faim Zéro » ne reste pas un vœu pieux, les autorités haïtiennes sont appelées à transformer cette crise en une opportunité de refondation nationale. Le temps presse, et chaque jour d'inaction hypothèque davantage l'avenir des générations futures.    Guelson Jean-Louis 


Godson LUBRUN 

 
 
 

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