Haïti-Sécurité: le Salvador autorise officiellement la participation de ses militaires à la FRG

Le Salvador franchit une nouvelle étape dans son engagement aux côtés de la Force de répression des gangs (FRG) en Haïti. L’Assemblée législative salvadorienne a approuvé, le 29 septembre 2026, une loi spéciale autorisant la participation de militaires et de personnels civils du pays à cette force internationale engagée dans la lutte contre les groupes armés en Haïti.
Adopté par 57 voix, le texte permet aux Forces armées salvadoriennes de mettre à la disposition de la mission des personnels militaires et civils, mais également des hélicoptères et d’autres équipements nécessaires à ses opérations. La loi entre officiellement en vigueur ce 2 octobre et prévoit une première période de participation de douze mois, avec la possibilité d’une prolongation.
La FRG, autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies, a pour objectif de soutenir les autorités haïtiennes dans leurs efforts pour contenir les groupes armés, sécuriser les zones affectées par la violence, protéger les populations et les infrastructures essentielles et contribuer au rétablissement de l’autorité de l’État.
Selon les dispositions adoptées à San Salvador, les personnels et moyens salvadoriens pourront être déployés directement depuis le territoire haïtien ou depuis la République dominicaine, en fonction des besoins opérationnels et des accords conclus entre les États concernés.
Cette nouvelle loi élargit ainsi le cadre juridique permettant au Salvador de participer aux opérations de la FRG en Haïti. Elle ne fixe cependant pas le nombre de militaires ou de personnels civils qui seront effectivement déployés. Les modalités concrètes de cette participation devront donc être précisées en fonction des besoins de la mission.
L’implication du Salvador intervient alors que la FRG poursuit ses opérations en Haïti dans un contexte marqué par la persistance de la violence des groupes armés et les difficultés des autorités nationales à reprendre le contrôle de plusieurs zones du territoire. Le mandat de cette force internationale a par ailleurs été prolongé par le Conseil de sécurité des Nations unies jusqu’au 31 mars 2027, ouvrant la voie à une présence internationale renforcée dans les prochains mois.
Judelor Louis Charles












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