top of page

Sécurité et gangs : le RHAJAC met en cause Alix Didier Fils-Aimé et réclame une enquête indépendante

il y a 3 minutes
2 min de lecture

Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) dénonce le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pour n’avoir pas obtenu de résultats à la hauteur des moyens mobilisés pour lutter contre les gangs. L’organisation va plus loin en évoquant des soupçons de connivence entre le pouvoir et certains chefs de la coalition criminelle « Viv Ansanm ». Elle réclame une enquête indépendante sur ces allégations.


Dans une note transmise à la presse, le RHAJAC met directement en cause le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Il s’interroge sur sa capacité à remplir les deux principales missions assignées à son gouvernement : rétablir la sécurité et conduire le pays vers des élections.


Le RHAJAC souligne que depuis l'arrivée de M. Fils-Aimé à la Primature, le 11 novembre 2024, aucun chef de gang majeur n'a été arrêté ou tué lors d'affrontements avec les forces de sécurité. L'organisation oppose cette situation aux sommes importantes qui ont été consacrées aux opérations sécuritaires.


Pour le RHAJAC, une équation dangereuse est en train de s’installer : pas de sécurité, pas d’élections ; pas d’élections, pas d’alternance politique par des autorités élues.


Cette logique conduirait, selon le réseau, à une situation paradoxale dans laquelle l’échec à rétablir la sécurité contribue indirectement à prolonger le maintien du pouvoir de transition.


Le RHAJAC affirme ainsi que l’absence d’élections ne constitue pas uniquement un problème institutionnel. Dans les zones contrôlées par les groupes armés, elle a également pour conséquence de réduire davantage l’espace disponible pour l’expression politique et la contestation populaire.


L’organisation cite notamment Carrefour, Croix-des-Bouquets, Cité Soleil, Village-de-Dieu et Bas-Delmas parmi les territoires où les populations vivent sous la pression des groupes armés.


Le passage le plus sensible de la note concerne les relations présumées entre le chef du gouvernement et des membres de « Viv Ansanm ». Le RHAJAC réclame une enquête indépendante afin de déterminer si des liens ont effectivement existé entre Alix Didier Fils-Aimé et certains chefs de gangs, évoquant notamment des relations qui remonteraient à une période antérieure à son arrivée au pouvoir et qui seraient liées au commerce des anguilles.


Le RHAJAC réclame également un audit indépendant des fonds consacrés aux opérations sécuritaires, ainsi qu’un examen des contrats conclus depuis l’arrivée d’Alix Didier Fils-Aimé à la Primature.


Le réseau demande que le premier ministre rende compte à la population à la fois des résultats de sa politique sécuritaire et de l’utilisation des ressources publiques.


Face à ces critiques, la position officielle du gouvernement est différente. Alix Didier Fils-Aimé présente régulièrement le rétablissement de la sécurité comme une condition préalable à la tenue d'élections crédibles. Lors de ses interventions récentes, il a également sollicité un renforcement de l'appui international à la FRG et aux forces nationales de sécurité.


Le premier ministre avait notamment rappelé à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU que son gouvernement entendait travailler autour de trois priorités : sécurité, stabilité et relance économique, tout en préparant la fin de la transition par des élections.


Le lancement de la FRG constitue donc, pour l’exécutif, une réponse aux critiques sur l’inefficacité de l’appareil sécuritaire. Pour le RHAJAC, en revanche, l’ampleur des résultats attendus après près de deux ans de pouvoir reste une question centrale.


DO/HPN

 
 
 

Commentaires


ONA.jpg
brh_ad.jpg
votre_publicite.jpg
kredi-ener.jpg
hpn_full_logo.png
bottom of page