Prix Jeune journaliste en Haïti : cinq journalistes primés pour leurs travaux

Cinq journalistes ont été récompensés, le jeudi 15 octobre 2026, à Pétion-Ville, lors de la neuvième édition du Prix Jeune journaliste en Haïti. Le concours revient autour du thème « La jeunesse haïtienne à l’épreuve de la crise sécuritaire et humanitaire ».
En Presse écrite, Daniella Saint Louis, de Gazette Haïti et The Haitian Times, a remporté le premier prix, devant Lucnise Duquereste, d’AyiboPost. Dans la catégorie Presse parlée, le jury a distingué Ritchy Fortuné, de Radio Télé Métropole, et Geneviève Rose Murdith Joseph, de la Voix Évangélique d’Haïti (4VEH). Guerby Jean, également de Radio Télé Métropole, est le seul lauréat en Presse audiovisuelle.
Selon Jean Pharès Jérôme, président du jury, vingt-neuf jeunes journalistes issus des dix départements du pays ont participé à cette édition. Il a encouragé les professionnels de la presse à présenter leurs travaux lors des prochaines éditions.
Au-delà des distinctions, les cinq lauréats bénéficieront de plusieurs avantages, dont des ouvrages, un manuel de journalisme et un ordinateur portable ou une tablette numérique. Ils recevront également un abonnement au Monde diplomatique, avec accès aux archives du journal, tandis que leurs productions seront publiées dans les médias partenaires du concours.
Les prix comprennent aussi des stages dans des médias étrangers. Ritchy Fortuné passera un mois à Radio France Internationale (RFI), tandis que Geneviève Rose Murdith Joseph effectuera un stage d’un mois et demi à Gabon 24.
Pour la Presse écrite, Daniella Saint Louis et Lucnise Duquereste seront accueillies au quotidien gabonais *L’Union*, respectivement pendant un mois et un mois et demi. Guerby Jean effectuera, pour sa part, un stage d’un mois au sein du média français TV5 Monde.
Interrompu depuis 2022 en raison de la dégradation de la situation sécuritaire, le Prix Jeune journaliste en Haïti reprend après huit éditions organisées entre 2015 et 2022. Emmanuel Adjovi, représentant régional de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a exprimé son soulagement face à ce retour.
« À l’origine, ce concours devait se tenir chaque année et révéler aussi tant de jeunes talents en matière de presse », a-t-il rappelé. Il a expliqué que l’aggravation de la crise sécuritaire avait contraint les organisateurs à suspendre cette initiative.
De son côté, la Direction nationale du livre (DNL), partenaire du concours, souhaite que les prochaines éditions accordent davantage de place aux réalités des villes de province. Son directeur général, Ernst Saint Louis, a défendu cette approche lors de la cérémonie.
« Ce qui se passe dans cette grande mégapole qui s’appelle Port-au-Prince est extrêmement différent de ce qui se passe dans les villes de province », a-t-il souligné. Il appelle ainsi à choisir des thèmes qui rendent mieux compte des réalités vécues par les populations en dehors de la capitale.
Cette édition compte toutefois cinq lauréats, alors que le concours devait en récompenser six, à raison de deux par catégorie. En Presse audiovisuelle, un seul journaliste a été primé, faute d’une deuxième production jugée satisfaisante par le jury.
Les lauréats succèdent notamment à Marx Stanley Léveillé et Rosemond Jean-Baptiste, récompensés en Presse audiovisuelle lors de la précédente édition. Le premier avait été primé pour « L’industrie du loisir asphyxiée par des gangs à Martissant », tandis que le second avait présenté « Ti Kajou, le chemin de l’espoir ».
MA/HPN












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