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L’OIDG salue l’adoption du décret électoral mais déplore le climat d’insécurité

  • etrof16
  • 3 déc. 2025
  • 2 min de lecture


Pour l’Observatoire International pour la Démocratie et la Gouvernance (OIDG), l’adoption du décret électoral par le Conseil présidentiel de transition (CPT) constitue un jalon important dans la recherche d’un retour progressif à l’ordre constitutionnel en Haïti.


Cependant, l’OIDG évoque ses préoccupations par le climat sécuritaire qui règne dans le pays. L’organisation souligne que ce climat n’est pas propice à l’organisation d’élections libres, honnêtes, démocratiques et transparentes.


L’OIDG rappelle que ce sont les gangs armés qui contrôlent une bonne partie du territoire. Il évoque les restrictions de mobilité, les risques d’intimidation et l’absence de garanties de sécurité pour les électeurs, les candidats, les observateurs et les infrastructures électorales.


Cela, soutient l’OIDG rend extrêmement difficile la mise en œuvre d’un processus électoral crédible.


De plus, l’observatoire fait remarquer que le CPT dont le mandat arrive à terme le 7 février 2026 ne pourra jouer aucun rôle dans l’application du calendrier électoral.


Si le départ du CPT le 7 février 2026 ne devrait faire aucun doute, il n’existe, à date, aucun mécanisme clair pouvant assurer son remplacement ainsi que celui du gouvernement, tous deux de nature exceptionnelle et non prévus par la Constitution.


Ce vide juridique, souligne l’OIDG, ouvre la voie à un risque réel d’impasse et d’incertitude, susceptible d’aggraver la crise de gouvernance et les tensions déjà très fortes au sein de la société haïtienne.


Aussi, il demande au CPT et au gouvernement de concentrer les efforts sur le rétablissement de la sécurité pour le temps qu’il leur reste à la tête du pays, estimant que la stabilité sécuritaire demeure le préalable indispensable à toute dynamique électorale sérieuse.


Il appelle les forces vives de la nation à travailler, sans délai, à la recherche d’un compromis structurant afin d’éviter un vide institutionnel au 7 février 2026 et de préserver la continuité de l’État.

L’OIDG demande également au CEP (Conseil électoral provisoire) de revoir le calendrier électoral et d’éliminer les contradictions observées entre celui-ci et les exigences prévues par le décret électoral, dans un souci de cohérence, de transparence et de prévisibilité.


DO/HPN

 
 
 

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