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Haïti/Politique : nouvel appel en faveur d’un président issu de la Cour de Cassation

  • il y a 7 minutes
  • 2 min de lecture


La pression politique s’intensifie contre le gouvernement. Plusieurs structures et acteurs réunis au sein du front « An wout pou lakonstitisyon » ont réitéré leur exigence de départ du premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, appelant à une refonte de la transition politique autour d’une nouvelle architecture de pouvoir.


Ces organisations continuent de réclamer l’installation d’un juge issu de la Cour de cassation à la tête de l’État, accompagné d’un premier ministre de consensus, dans l’objectif, selon elles, de restaurer la légitimité institutionnelle.


Lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 23 avril, plusieurs dirigeants politiques ont vivement critiqué la gouvernance actuelle. Parmi eux, l’ancien député Serge Jean Louis, coordonnateur national du FND. Il dénonce un pouvoir qu’il juge incapable d’apporter des réponses concrètes aux difficultés de la population.


Il a notamment reproché au chef du gouvernement de prendre des décisions contraires aux intérêts des citoyens, dans un contexte marqué par une crise multidimensionnelle.


De son côté, l’ancien député Jean Fenel Tanis a remis en question la légitimité de Alix Didier Fils-Aimé, appelant à une mobilisation populaire dès le 1er mai pour exiger un changement de direction à la tête de l’État.


L’ex-parlementaire plaide pour la désignation d’un président issu de la Cour de cassation afin de piloter la transition.


L’ancien sénateur du Plateau central, Francisco De la Cruz, a pour sa part dénoncé une situation qu’il qualifie de « complot », estimant que la population est maintenue dans une perception de pauvreté orchestrée.


Il accuse le gouvernement de mauvaise gestion et de gaspillage des ressources publiques, invitant la population à se mobiliser pour exprimer son désaccord.


Au-delà des revendications politiques, des voix issues de la société civile se sont également fait entendre. Brunel Louis Jean, représentant des personnes en situation de handicap, a dénoncé l’impact de l’insécurité sur les populations vulnérables.


Il a plaidé pour la mise en place d’un « gouvernement à deux têtes » inclusif, prenant en compte les besoins de toutes les catégories sociales.


Les organisateurs ont lancé un appel à manifester le vendredi 1er mai pour protester contre la hausse des prix du carburant, l’insécurité grandissante et la gouvernance actuelle.


Ils entendent également exiger l’instauration d’un pouvoir de transition dirigé par une autorité issue de la Cour de cassation.


DO/HPN

 
 
 

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