Visite à la base FRG : Alix Fils-Aimé tente de rassurer sur la sécurité
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Le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a visité ce mercredi la base de la Force de Répression des Gangs (FRG) à Tabarre. Il inscrit ce déplacement dans le cadre d’une « mobilisation générale » pour le rétablissement de l’ordre public et la restauration de l’autorité de l’État.
Pour cette inspection, le chef du gouvernement était accompagné du directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), André Jonas Vladimir Paraison. Sur les lieux, ils se sont entretenus avec des responsables de la FRG et des Nations unies.
La délégation comprenait notamment Jack Christofides, représentant spécial de la FRG, le Major général Erdenebat Batsuuri, commandant en chef de la force et Daniela Kroslak, Cheffe du Bureau d’Appui des Nations unies en Haïti (UNSOH).

Selon un communiqué de la Primature, les discussions ont permis de planifier l'accélération des opérations sur le terrain. L'objectif affiché est de reprendre le contrôle des zones occupées par les gangs et de garantir à nouveau la libre circulation de la population.
Au cours de sa visite, Alix Didier Fils-Aimé a vérifié l'état des infrastructures de la base. Il a inspecté les salles d'opérations ainsi que les nouveaux dortoirs en construction destinés à accueillir de futurs contingents de renfort.
Le premier ministre a aussi échangé avec le personnel médical afin de s'assurer que les forces de sécurité disposeront de bons soins lors des interventions.
Le chef du gouvernement a réaffirmé sa volonté de suivre les opérations de très près. Il a précisé que le but principal reste de stabiliser le pays pour relancer son économie et préparer des élections libres et transparentes.
Cette visite à la base de la FRG intervient à quelques jours de la visite de solidarité en Haïti du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, attendu le mardi 16 juin 2026.
Pour rappel, Haïti traverse l’une des pires crises de son histoire récente depuis plusieurs années, une situation qui s'est considérablement aggravée après l’assassinat du président Jovenel Moïse dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021.
Jusqu'à présent, les interventions des forces sur le terrain, qu'il s'agisse de la police, des militaires ou des contingents internationaux, n'ont pas encore permis de restaurer pleinement la confiance de la population dans la capacité, ou la volonté, des autorités à rétablir la paix à court terme.
DO/HPN












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