Politique : Décret électoral, sécurité, gouvernance : Me Emmanuel Ménard monte au créneau
- il y a 2 heures
- 2 min de lecture

Le ministre de la Culture et de la Communication, Dr Emmanuel Ménard, a défendu sans détour l’action du gouvernement lors d’un entretien accordé à Yanik Ligondé de CosMos News. Face aux interrogations entourant la situation politique du pays et aux débats suscités par la publication du décret électoral, le ministre a rejeté les thèses évoquant une prétendue fin de mandat du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Dès l’ouverture de l’entretien, Dr Emmanuel Ménard a choisi de rappeler que le 7 juin correspond avant tout à la Journée latino-américaine de la presse. Ancien journaliste, il a salué le courage des professionnels des médias qui continuent d’exercer leur métier dans des conditions souvent difficiles. « Le journalisme, c’est un sacerdoce », a-t-il déclaré.
Réagissant aux discours de certains acteurs politiques qui remettent en question la légitimité du gouvernement, le ministre a dénoncé ce qu’il qualifie d’« élucubrations de groupes radicaux partisans du chaos ». Selon lui, le mandat confié à l’actuelle équipe gouvernementale demeure clair : restaurer la sécurité, relancer l’économie et créer les conditions nécessaires à la tenue des élections.
Sur la question du bilan, Emmanuel Ménard a estimé que le pays traverse encore une période de combat qui ne se prête pas à un exercice d’évaluation définitif. Il a néanmoins soutenu que le gouvernement affiche une gouvernance sans scandale et une gestion qu’il juge rationnelle des affaires publiques. Reconnaissant que la population attend des résultats plus visibles, il a affirmé que des changements importants sont déjà perceptibles, allant jusqu’à déclarer que « la peur a changé de camp ».
Le ministre s’est également exprimé sur les tensions apparues entre le gouvernement et le Conseil électoral provisoire (CEP) après la publication du décret électoral. Refusant de parler de rébellion, il a indiqué que des discussions se poursuivent entre les deux institutions afin d’assurer une meilleure harmonisation autour du texte.
Concernant les modifications apportées au document initialement proposé par le CEP, Emmanuel Ménard a rappelé que tout avant-projet demeure susceptible d’être amendé avant son adoption finale. S’appuyant sur les prérogatives reconnues aux institutions concernées, il a souligné que le rôle du CEP consiste à soumettre une proposition à l’Exécutif, lequel dispose ensuite de la responsabilité de l’examiner.
Au-delà de la polémique, le ministre a plaidé pour un débat de fond autour de la législation électorale. Selon lui, Haïti doit se doter d’un véritable Code électoral, à l’image du Code pénal ou du Code civil, afin de renforcer durablement ses institutions démocratiques. Il a appelé les spécialistes et les acteurs concernés à contribuer à l’élaboration d’outils juridiques capables de garantir le bon fonctionnement de la République.
YPL-HPN












Commentaires