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Haïti-Politique : La Primature et la Villa d’accueil s’offrent encore en spectacle à couteaux-tirés

 

Par Alix LAROCHE


La bataille entre les detenteurs de pouvoir, autrement dit, entre la Primature et la Villa d’accueil se poursuit. Nous avons appris qu'il y aurait même eu une tentative de remplacer le Coordonnateur Laurent Saint-Cyr à la tête du CPT. Une démarche non aboutie, faute de quorum. Pendant ce temps, les affaires de l’État tendent à trainer. Même la question de l’organisation du carnaval de cette année reste encore dans le floue, constate Haiti Press Network.

 

Des membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), particulièrement Louis Gerald Gilles et Edgard Leblanc Fils tentent de garder une posture de fermeté quant à la décision des cinq Conseillers-Présidents sur sept de limoger le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Ce dernier qui, lui, reste au pouvoir, en s’appuyant évidemment sur le soutien des États-Unis qui s’arrangent ouvertement de son côté.

 

Environ huit jours après cette décision qui a déjà porté le département d’État américain à sanctionner deux membres dudit CPT déjà très mal vu par la population, la résolution portant sur la mise à pied du chef du gouvernement, ne parvient toujours pas à être acheminée aux Presses Nationales pour la publication officielle dans le journal Le Moniteur. Donc, cette résolution du groupe des cinq (5) demeure jusqu’à présent bloquée.

 

La Primature durcit le ton

 

Entre-temps, la Primature, fort de son pouvoir supporté par les Américains qui contrôlent visiblement tous les dirigeants de ce petit pays de la Caraïbe, a pris, le mardi 27 janvier courant, la décision, dans une circulaire adressée à tous les ordonnateurs de la République, de suspendre les subventions au sein de l’Administration publique.

 

Une décision d’interdiction, précise-t-on, qui est prise jusqu’à nouvel ordre, sauf autorisation spéciale.

 

Pour de nombreux observateurs, cette décision qui intervient dans un contexte de tensions où les torchons brulent sans arrêt entre les deux branches de l’Exécutif de transition, n’est pas anodine.

 

Toutefois, la population elle qui trime dans le désarroi, en proie à la misère noire des plus abjectes et à l’insécurité croissante imposée par les gangs armés, reste toujours dans l’expectative, attendant en vain, une main secourable, qui ne vient peut-être jamais.

 

Alix Laroche/HPN

 

 

 

 

 
 
 

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