Haïti-Insécurité : Libération partielle des voies bloquées par les groupes armés en Plaine
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Par Alix LAROCHE
Après plus de deux mois d’affrontements entre groupes armés rivaux en Plaine du Cul-de-Sac ayant déjà fait des morts, des blessés et des dizaines de milliers de personnes déplacées, les groupes armés sembleraient décidés de faire une certaine paix. Ils ont choisi de débloquer les voies barricadées pour faciliter la circulation piétonne et automobile. Les opérations de d’enlèvement de barricades qui ont été dressées sur la voie publique ont démarré, le dimanche 7 juin courant, a appris à Haiti Press Network (HPN) un riverain.
« Après plusieurs semaines où j’étais obligé de rester cloitré à la maison comme dans une prison sans barrière, je suis de retour aujourd’hui au bureau pour continuer à offrir mes services publics. Mais c’est encore avec la peur au ventre, car personne n’a le contrôle de la situation sécuritaire en Plaine, sauf les hommes armés illégaux qui font la loi comme bon leur semble », a déclaré à HPN un employé d’une institution publique.
Selon des sources généralement bien informées, cette décision de faire la paix entre ces hommes lourdement armés qui contrôlent quasi totalement cette zone de la région métropolitaine de Port-au-Prince, serait prise à la suite d’une rencontre la semaine dernière entre des notables vivant en Plaine du Cul-de-Sac et les hommes armés rivaux.
Cette décision est survenue, à en croire les groupes armés, pour faciliter la reprise de la circulation sur certains axes routiers et permettre aux personnes déplacées de retourner chez-elles. Autrement dit, permettre la reprise de la vie normale dans cette zone située au nord de la capitale haïtienne.
Des images amateurs circulant sur les réseaux sociaux montrent effectivement des individus en mouvement en train de débloquer et de nettoyage des espaces au niveau particulièrement du pont de la route 9, dans la commune de Cité-Soleil.
Pour combien de temps cette paix ? Personne ne le sait. Sauf les groupes armés qui s’organisent en des repères de bandits dans divers coins de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, devenue complètement invivable depuis déjà quelques années, à cause des exactions récurrentes de ces bandes armées qui sèment le deuil et font la loi même à l’État qui dispose du monopole de la violence légitime, dit-on.
Alix Laroche/HPN












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