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Jean-Charles Moïse boude l’invitation du parquet de Port-au-Prince, son avocat dénonce une « persécution politique »

  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture


Le leader du parti politique Pitit Dessalines, l’ancien sénateur Jean-Charles Moïse, n’a pas répondu, ce jeudi 16 juillet 2026, à l’invitation du commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Jean Fritz Patterson Dorval.


Cette convocation faisait suite à des déclarations de l’ancien parlementaire diffusées sur les réseaux sociaux, que le chef du parquet de Port-au-Prince considère comme susceptibles de troubler l’ordre public et de porter atteinte à la paix sociale.


Devant les locaux du parquet, l’avocat de Jean-Charles Moïse, Me Benissoit Detournel, a exprimé son étonnement face à cette invitation. Il estime que le document transmis à son client ne précise pas clairement les faits reprochés, les circonstances dans lesquelles les déclarations ont été faites, la juridiction concernée ni le fondement légal de la démarche.


Selon l’avocat, une requête a été déposée auprès du parquet afin de solliciter le report de l’audition au 20 août 2026, en raison de l’absence de Jean-Charles Moïse, actuellement en déplacement. Le commissaire du gouvernement aurait donné suite à cette demande de report, a-t-il indiqué.


Me Detournel a toutefois vivement critiqué l’attitude du chef du parquet, affirmant que celui-ci n’agirait pas, selon lui, comme un représentant de la justice, mais plutôt comme un « agent du pouvoir exécutif ».


Il estime que cette procédure s’apparente à une forme de persécution politique visant le dirigeant de Pitit Dessalines.


L’avocat affirme que les déclarations de Jean-Charles Moïse s’inscrivent dans le cadre de ses activités politiques et de ses prises de position contre les autorités en place. Selon lui, son client fait l’objet de pressions parce qu’il critique un régime qu’il considère comme dépourvu de base légale et de légitimité.


Me Detournel a également appelé le gouvernement à organiser des élections afin de permettre au peuple haïtien de s’exprimer. Il accuse enfin les autorités d’utiliser la justice à des fins politiques.


DO/HPN

 
 
 
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