top of page

Insécurité dans le Sud-Est: Exode à "Ka Jack" localité recemment attaquée par Viv Ansanm

  • il y a 14 heures
  • 2 min de lecture


​Suite aux attaques perpétrées dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 janvier 2026 par des bandits armés, la localité de "Ka Jack" était plongée dans le deuil et l'incertitude. Le bilan provisoire avait fait état d'environ sept morts et de nombreuses maisons pillées.


​Selon les informations recueillies par l'agence de presse en ligne Haiti Press Network (HPN) auprès de sources locales, les habitants de cette zone située dans la 3ème section communale de Marigot (Grand quartier de Seguin) fuient massivement leurs demeures. Ces déplacés internes cherchent refuge sans destination précise, livrés à eux-mêmes.


L’inaction des autorités accentue le désespoir des citoyens. De nombreux résidents dénoncent, avec amertume, l’absence de toute autorité sur les lieux du drame. « Ni le CASEC Harold Joseph, ni le magistrat René Danaud, ni le délégué départemental, l’ingénieur Jude Pierre-Michel Lafontant, n’ont daigné se déplacer. Plus grave encore, le Commissaire du gouvernement près le tribunal de Jacmel, Me Lionel Constant Bourgouin, représentant de l’institution judiciaire, ne s’est pas manifesté. Les victimes ont été enterrées sans aucun constat légal, en l’absence de la justice », déplorent-ils, la mort dans l’âme.


Confrontés à cette terreur, les habitants lancent un appel pressant au Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), M. André Jonas Vladimir Paraison. Alors que deux chars blindés viennent d’être déployés dans le département du Sud-Est à l’occasion des festivités carnavalesques, la population demande instamment que la directrice départementale, Magalie Belneau, ordonne le redéploiement de l’un de ces véhicules vers leur localité pour assurer leur sécurité.


Par ailleurs, les résidents interpellent la Direction Départementale des Travaux Publics, Transports et Communications (DDTPTC) afin qu’elle entreprenne des travaux urgents pour améliorer l’état des routes dans le quartier de Seguin, une mesure essentielle pour soutenir l’action des brigadiers locaux.


​Seguin, zone réputée pour sa production maraîchère, ses verdures, son atmosphère paradisiaque subit de plein fouet les conséquences de cette violence. L'abandon des terres par les agriculteurs, contraints de déplacer leurs familles vers des zones plus sûres, risque de paralyser l'économie de la région et d'aggraver l'insécurité alimentaire.


​Marcia MOÏSE

 
 
 

Commentaires


ONA.jpg
brh_ad.jpg
votre_publicite.jpg
kredi-ener.jpg
hpn_full_logo.png
bottom of page