Haïti-Politique : FANM YO LA dénonce le non-respect du quota par le gouvernement en place
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Par Alix LAROCHE
Dans une lettre ouverte datée du jeudi 14 mai en cours, portant la signature de sa Coordonnatrice adjointe, Mme Gyna Lutchy Jn Louis, le Collectif féministe haïtien pour la participation politique des femmes « FANM YO LA », dénonce avec véhémence le non-respect du quota d’au moins 30 % de femmes dans la formation du gouvernement, conformément à l’article 17.1 de la Constitution de la République, a constaté Haiti Press Network (HPN).
FANM YO LA a souligné que sur dix-huit (18) postes ministériels, seulement cinq (5) femmes sont nommées ministres. Quant au poste de Direction générale, il n’y a que trois (3) femmes qui occupent actuellement la fonction de de Directrice générale, regrette le Collectif féministe. Cette réalité d’aujourd’hui montre malheureusement, d’après FANM YO LA, un grand manque, et met à nu, le non-respect de la Loi mère par l’actuel gouvernement.
Dans cette lettre ouverte relative à la participation politique des femmes dans les postes de décision, FANM YO LA rappelle que depuis environ 27 ans, les femmes se battent pour trouver leur place et la parité dans les décisions politiques du pays d’Haiiti à tous les niveaux. Des mouvements de sensibilisation et de plaidoyer, poursuit-on, qui avaient finalement abouti à l’article 17.1 de la Constitution, exigeant un quota d’au moins 30 % de femmes dans tous les espaces de décisions politiques.
Selon FANM YO LA, la participation politique des femmes au pouvoir n’est pas une faveur, mais plutôt une condition pour faire fleurir la démocratie réelle.
« Quand une minorité arrive à trouver 30 % de représentation, elle peut prendre de bonnes décisions susceptibles d’influencer la culture institutionnelle. C’est la raison qui explique la valeur stratégique du quota d’au moins 30 % ; devant servir également un pont pour pouvoir aboutir à la parité 50/50 dans la représentation politique du pays », soutient le Collectif féministe qui n’a pas omis de rappeler son apport incommensurable dans la lutte des femmes en Haïti.
Le Collectif féministe haïtien pour la participation politique des femmes « FANM YO LA », profite de sa lettre ouverte pour informer, que peu avant même 1804, beaucoup de femmes se sont sacrifiées pour la démocratie. Cette bataille est loin de s’arrêter, souligne-t-on.
Plus loin, FANM YO LA a fait comprendre que les problèmes des femmes ne seront pas résolus, sans l’implication des femmes au pouvoir dans des postes décisionnels, dans ce contexte d’insécurité et de crise humanitaire qui gangrènent le pays, où les petites filles, les jeunes filles et les femmes sont en proie à toutes formes de violence, y compris le viol et les abus sexuels.
En conclusion, FANM YO LA demande au gouvernement et aux partis politiques de respecter la Constitution en appliquant la loi tel qu’il est recommandé.
« Nous ne faisons point marche arrière en ce qui concerne le quota d’au moins 30 %. Nous devons continuer la lutte pour pouvoir arriver à la parité 50/50 », conclut la lettre dont une copie a été acheminé à la rédaction de HPN.
Alix Laroche/HPN












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