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Haïti-OEA: Albert Ramdin en Haïti pour une ultime mission dans la perspective des élections

  • il y a 8 minutes
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Le Secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert R. Ramdin, est arrivé ce dimanche 16 août 2026 en Haïti à la tête d’une importante délégation internationale, pour une mission axée sur la sécurité, le processus électoral, le renforcement institutionnel, l’aide humanitaire et les perspectives de développement à long terme du pays.


Cette visite intervient à un moment particulièrement délicat pour Haïti, alors que les autorités s’efforcent d’améliorer les conditions de sécurité et de créer un environnement favorable à l’organisation des élections présidentielle et législatives prévues le 13 décembre 2026. La situation sécuritaire demeure l’un des principaux défis auxquels sont confrontés les acteurs haïtiens et internationaux engagés dans la recherche d’une sortie de crise.


La délégation conduite par Albert Ramdin comprend notamment la Secrétaire générale de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), Carla Barnett. Elle réunit également des représentants des Nations unies, de l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS), de la Banque mondiale, de la Banque interaméricaine de développement (BID), de la Banque de développement de l’Amérique latine et des Caraïbes (CAF), du Conseil interaméricain de défense et du Collège interaméricain de défense.


À son arrivée, Albert Ramdin a souligné le caractère déterminant de la période que traverse actuellement Haïti. « Haïti se trouve à un moment décisif », a déclaré le Secrétaire général de l’OEA, rappelant que la responsabilité de l’avenir du pays incombe avant tout au peuple haïtien.


Il estime toutefois que la communauté internationale doit continuer à accompagner Haïti de manière coordonnée et concrète. Selon lui, les partenaires internationaux ont la responsabilité de « se tenir à ses côtés, dans l’unité, avec un sentiment d’urgence et un soutien concret ».


Pour le responsable de l’OEA, la mission ne doit cependant pas se limiter à une simple démonstration de solidarité. « Notre objectif, en venant ensemble en Haïti, n’est pas simplement de manifester notre solidarité, mais de continuer à renforcer la coordination et de contribuer à l’obtention de résultats concrets », a-t-il expliqué.


Ces résultats sont attendus notamment dans les domaines de la sécurité, des élections, du renforcement institutionnel, de la réponse aux besoins humanitaires et du développement à long terme.


Au cours de son séjour, Albert Ramdin doit rencontrer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, la ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raïna Forbin, ainsi que plusieurs autres responsables du gouvernement et le président du CEP, Jacques Desrosiers.


La sécurité du processus électoral devrait occuper une place importante dans ces discussions. La délégation prévoit également des échanges avec des responsables de la Police nationale d’Haïti (PNH) ainsi qu’avec les partenaires internationaux engagés dans les efforts visant à améliorer la situation sécuritaire.



La mission d’Albert Ramdin sera également marquée par la signature de deux accords de coopération. Le premier accord sera conclu avec le gouvernement du Japon. Il vise à établir un cadre de coopération économique, mis en œuvre par l’OEA, afin d’améliorer l’accès aux services sociaux essentiels en Haïti et de contribuer au développement économique et social du pays.


Le second accord sera signé avec l’organisation brésilienne Viva Rio, dans le cadre d’un projet de l’OEA consacré à l’inclusion sociale, à la cohésion sociale et à la lutte contre la violence des gangs.

La question de la sécurité sera également au cœur de la visite d’Albert Ramdin au quartier général de la Force de répression des gangs (GSF).


À cette occasion, le Secrétaire général de l’OEA doit rencontrer notamment le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef du BINUH, Carlos Ruiz Massieu, la cheffe du Bureau d’appui des Nations unies en Haïti (UNSOH), Daniela Kroslak, ainsi que le représentant spécial pour la GSF, Jack Christofides, et le commandant de la force, le général de division Erdenebat Batsuuri.


Au terme de la mission, les différentes institutions participantes doivent tenir des consultations afin d’identifier les domaines nécessitant un suivi particulier et de renforcer leur coopération en faveur de la transition politique, du redressement du pays et de son développement à long terme.



YPL-HPN

 
 
 

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