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Haïti/Elections : des Leaders politiques doutent de la tenue du scrutin du 13 Décembre

  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture


À moins de quatre mois de la date annoncée pour le premier tour des élections, fixée au 13 décembre 2026, des voix continuent de s’élèlever pour mettre en doute la capacité des autorités à réunir les conditions nécessaires à l’organisation d’un scrutin crédible.


Le coordonnateur national du parti UNIR-Haïti, Clarens Renois, estime que la récente visite en Haïti du secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, et de la secrétaire générale de la CARICOM, Carla Barnett, s’inscrit notamment dans une démarche de collecte d’informations et d’évaluation de la situation du pays. Mais il souligne que la décision finale doit revenir au peuple haïtien.


« C’est le peuple haïtien qui doit pouvoir choisir les personnes qu’il souhaite voir diriger le pays à travers de véritables élections », soutient-il, tout en appelant les organisations régionales et internationales à permettre aux citoyens d’exprimer librement leur volonté.


Clarens Renois insiste également sur la nécessité d’éviter toute forme d’ingérence extérieure dans le processus électoral.


Le dirigeant du parti UNIR-Haïti appelle par ailleurs les autorités à prendre des mesures concrètes pour résoudre la crise sécuritaire.


Il dit craindre que l’insécurité puisse être utilisée comme un « outil politique » contre certains candidats ou contre la population.


Pour lui, Haïti conserve un douloureux souvenir des interventions et ingérences étrangères dans ses affaires internes.


Il reconnaît toutefois la nécessité d’organiser des élections, mais estime que celles-ci doivent être précédées et accompagnées de mesures garantissant leur crédibilité.


Clarens Renois plaide également pour une meilleure intégration d’Haïti dans la région, tout en insistant sur la nécessité de préserver la souveraineté nationale.


Selon lui, la sortie de crise passe aussi par des investissements capables de créer des emplois, particulièrement pour les jeunes.


L’objectif est de leur offrir des perspectives suffisamment solides pour qu’ils puissent envisager leur avenir dans leur propre pays, dans un environnement où ils ne seraient pas contraints de vivre dans la peur des groupes armés.


Pour sa part, le dirigeant du Rassemblement des patriotes progressistes d’Haïti, Me Liez Edouard, estime qu'aucune des conditions n’est actuellement réunie pour permettre la tenue d’élections dans de bonnes conditions.


Il évoque notamment la persistance de l’insécurité et des retards enregistrés dans le processus d’inscription des électeurs.


L’ancien membre du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative de préparer des élections qui profiteraient à un groupe restreint d’acteurs.


Pour lui, les priorités doivent aller au-delà de la seule organisation des élections. Il plaide pour l’adoption de mesures permettant de remettre le pays sur la voie du développement, de rétablir le fonctionnement des institutions et de permettre à la population de déterminer le projet de société qu’elle souhaite voir appliquer.


Selon lui, l’organisation d’un scrutin ne peut être dissociée de la nécessité de créer un environnement politique et sécuritaire permettant aux citoyens de faire un choix libre et éclairé.


Interrogé sur la possibilité d’organiser un référendum le même jour que les élections, Me Liez Edouard a également soulevé des interrogations quant à la cohérence d’une telle démarche.


DO/HPN

 
 
 

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