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Haïti : des conseillers-présidents veulent échapper aux poursuites judiciaires, la mise en garde du RHAJAC

  • etrof16
  • il y a 9 heures
  • 2 min de lecture



Selon le Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC), certains acteurs du Conseil présidentiel de transition (CPT) chercheraient, par tous les moyens, à échapper aux poursuites judiciaires, soit par l’imposition d’un complice à la Primature, soit par une fuite planifiée à l’étranger.


Il rappele que nul n’est au-dessus de la loi. Aussi, il demande au commissaire du gouvernement, Me Jean Fritz Patterson Dorval, d'ordonner immédiatement des interdictions de départ à l’encontre de conseillers-présidents impliqués dans des scandales financiers graves et des alliances documentées avec des groupes armés.


S'agissant d'indices sérieux de corruption, de blanchiment de capitaux, d’association de malfaiteurs et de soutien à des organisations criminelles, le RHAJAC rappelle que le Code d’instruction criminelle autorise des mesures conservatoires.


Il peut s'agir d’interdiction de départ lorsqu’il existe un risque avéré de fuite et une menace d’entrave à l’action publique.


Plaidant en faveur du respect du principe constitutionnel de l’égalité de tous devant la loi, le RHAJAC réclame une application stricte de ces mesures, sans privilège ni exception.


"Toute autorisation tacite ou toute inertie institutionnelle facilitant un départ du territoire constituerait une faute grave, engageant la responsabilité personnelle des autorités compétentes", met en garde le réseau.


Aussi, il exige l’ouverture immédiate d’enquêtes judiciaires et la saisine d’un juge d’instruction compétent.


Les personnes concernées doivent être interdites de quitter le pays et les preuves (documents, passeports et mouvements financiers) conservées à toutes fins utiles, demande le réseau.


Il plaide aussi en faveur d'un remaniement ministériel immédiat pour écarter les ministres et directeurs généraux compromis, restaurer la confiance publique, rétablir la sécurité et ouvrir la voie à des élections crédibles, mettant fin à la spirale des transitions stériles.


Les autorités judiciaires doivent agir dans les plus brefs délais, souligne le RHAJAC, rappelant que toute fuite ou obstruction sera documentée et dénoncée publiquement, sur les plans national et international.


DO/HPN

 
 
 

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