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Haïti-Carnaval : Des milliers de fêtards en liesse à Pétion-Ville, quelle ambiance ce dimanche 8 février !



Par Alix LAROCHE

 

Quelque vingt-quatre heures après le passage de la date du 7 février qui, politiquement, annonçait pourtant les couleurs comme il en était généralement le cas depuis environ 40 ans, une foule immense était en liesse à Petion-Ville, ce dimanche 8 février 2026. Ces gens répondaient à l’invitation annuelle dans le cadre de la période pré-carnavalesque qui a débuté en Haiti peu après la timide commémoration du 12 janvier, marquant déjà 16 ans du tremblement de terre épouvantable et dévastateur qui avait fortement secoué le pays en 2010, a constaté Haiti Press Network.

 

La rue Panaméricaine (Pétion-Ville) où le rendez-vous est pris depuis près de quatre dimanches déjà, a été bondée de monde. Ils sont de toutes les catégories. Les fêtards se massaient notamment au niveau du Petit Saint-Pierre placé dans le voisinage de Muncheez, ce restaurant situé au second étage dans un vaste espace ouvert sur l’extérieur d’un carrefour. Vêtus d’habits de toutes les couleurs. Ce qui projette un peu l’aspect de carnaval, quoique l’absence de masques et de déguisements liés à ces festivités mondaines.  

 

Malgré un froid de canard qui chatouillait les gens au cours de ce week-end, cela n’a pas empêché ceux et celles qui, en dépit de tout, addictent à l’ambiance de s’y mettre. Il faut dire que Petion-Ville était vraiment en branle ce dimanche 8 février.

 

La police était bel et bien présente. Un dispositif un peu impressionnant a été remarqué. Les scènes de violence ont été très rares. Des bandes à pied, des DJ, mais aussi des chars sonores ont créé de l’animation dans une ambiance à tout casser. Ce, pour le bonheur des bambocheurs qui piaffent, se déhanchent à tue-tête et se déambulent à la rue Panaméricaine, sans réfléchir une seconde aux problèmes du pays.

 

« Je suis encore en vie. La vie continue. Il faut vivre sa vie », a déclaré Poupette interrogée par HPN, pendant que celle-ci noyait son chagrin dans une bouteille de bière au rythme de la musique, appuyée par des textes très mal construits et malencontreusement inspirés, mais qui semblerait lui procurer du plaisir au milieu de la foule.

 

Son amie aussi qui semble oublier tout chagrin, toute désolation, et tout instant afflictif, voit également les choses autrement en cette période pré-carnavalesque, où les esprits sont plutôt marqués par l’ambiance de la rue.

 

« La vie est synonyme de jouissance. Il faut la jouir autant qu’on peut quoiqu’il arrive. Pour l’instant j’essaie d’oublier tout. Même mon petit ami qu’ignore totalement si je suis ici en ce moment », a balancé l’amie de Poupette, les bras en l’air comme si elle louait l’éternel pour lui avoir insufflé ce souffle de vie.  

 

Une ambiance, il faut l’avouer, qui semble trainer et emporter presque tout le monde, y compris le reporter de HPN dans cette évidence carnavalesque lancée encore cette année dans un contexte d’insécurité, d’incertitude politique et des problèmes socio-économiques récurrents.

 

Les festivités ont pris fin vers 10 heures du soir sous le signal des forces de l’ordre. Le rendez-vous est cassé pour dimanche prochain au même endroit. Un carrefour du Petit Saint-Pierre qui semblerait transformé aujourd’hui en Champ de Mars d’autrefois.

 

Alix Laroche/HPN

 
 
 
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