Elections en Haïti : La crise persiste suite à un désaccord sur le budget de 250 millions de dollars
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Par Alix LAROCHE
Depuis la fin du mandat de l’ex-président assassiné Jovenel Moïse en 2021, en passant par l’ancien Premier ministre Ariel Henry, jusqu’au Conseil présidentiel de transition (CPT) dont la mission a échoué mais qui a tout de même donné naissance à deux chefs de gouvernement, dont l’actuel Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, les dirigeants haïtiens ne cessent de conjuguer un seul et même verbe : organiser des élections pour renouveler la classe politique.
Pourtant, cette conjugaison semble sans fin. Car ces élections, censées sortir le pays du marasme, ne sont jamais tenues et ne paraissent toujours pas prêtes à avoir lieu, constate Haiti Press Network.
Un désaccord public oppose désormais le Conseil électoral provisoire (CEP) au gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé sur le coût du scrutin à venir. Un différend qui laisse entrevoir une impasse électorale presque totale.
Rappelons qu’en première instance, l’Exécutif avait demandé au CEP de réviser le calendrier électoral. Une décision lourde de conséquences, alors que le processus semble déjà patauger dans une impasse stérile.
Pour le Premier ministre Fils-Aimé, le budget de 250 millions de dollars américains proposé par le CEP, pour organiser des élections dans un pays de seulement 12 millions d’habitants, est tout simplement « inacceptable et absurde ».
Selon Le Nouvelliste du mercredi 22 avril, le chef du gouvernement s’est farouchement opposé à ce budget, malgré les justifications fournies par l’instance électorale. Il refuse catégoriquement de signer une telle enveloppe pour un scrutin dans un pays où, martèle-t-il, une large partie de la population vit dans une misère abjecte.
Pendant ce temps, le pays attend toujours des dates pour se préparer aux urnes, que ni les conseillers électoraux ni le gouvernement de transition ne parviennent à fixer. Les attentes se creusent de plus en plus.
Et au quotidien, les plus démunis de la République s’effondrent, écrasés par la vie chère et l’emprise des bandes armées. Celles-ci dictent leur loi où et quand elles veulent, semant le deuil et la désolation au sein des familles haïtiennes.
Alix Laroche/HPN
Crédit photo: Primature












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