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De Port-au-Prince à Fort-de-France, Rayza porte les couleurs d’Haïti à ArtMada

  • il y a 21 minutes
  • 2 min de lecture


Organisé par le collectif Madapaint, en partenariat avec la Ville de Fort-de-France, le

festival met en avant la culture urbaine et les créations locales et internationales. Cette année, la thématique « Lyannaj Karayib » célèbre les liens, les héritages et les influences partagées entre les peuples de la Caraïbe, tout en favorisant les collaborations entre artistes de la région.


Haïti représentée par Rayza 


Parmi les 23 artistes sélectionnés, Raynald Beaufort, connu sous le nom de Rayza, représente Haïti. Né à Port-au-Prince, ce plasticien, graffeur et sculpteur développe depuis plusieurs années un univers nourri par l’urbain, la mémoire et la lumière. Diplômé de l’École nationale des arts (ENARTS) en 2016, Rayza a participé à de nombreux festivals en Haïti et à l’international, mêlant peinture, performance et installation dans l’espace public.


Pour Rayza, sa participation à ArtMada dépasse la simple création artistique. « Représenter Haïti ici est un honneur et une responsabilité. C’est montrer un autre visage de notre pays, riche de sa culture et de son énergie », confie-t-il. L’artiste souhaite transmettre à travers son travail une identité haïtienne vivante et engagée, tout en créant des ponts avec la Martinique et la Caraïbe.



Dans le quartier de Canal Alaric, Rayza a réalisé une fresque monumentale en hommage aux mères marchandes de la Caraïbe, ces femmes qui jouent un rôle central dans l’économie informelle et dans la transmission des valeurs sociales. L’œuvre représente une femme tournée vers l’horizon, foulard noué sur la tête et entourée de fleurs éclatantes, symbole de travail, de dignité et de mémoire vivante.


« Elles ne sont pas seulement des marchandes, ce sont des racines, des mémoires vivantes », explique Rayza. La fresque a aussi permis de créer un véritable moment de rencontre avec la communauté haïtienne locale, qui a partagé souvenirs, espoirs et fierté culturelle avec l’artiste. « Ce n’était pas seulement un mur peint, c’était un pont entre nos territoires et nos histoires », ajoute-t-il.


Au-delà des fresques, ArtMada propose des ateliers, des block party, des vernissages et des performances qui font du street art un véritable outil de dialogue et de représentation culturelle. Chaque mur, chaque couleur, chaque rencontre devient un message et un lien entre les peuples de la Caraïbe.


Du 2 au 11 février 2026, Fort-de-France s’est transformée en un immense espace de création avec la deuxième édition du festival de street art ArtMada. Plus de vingt artistes venus de toute la Caraïbe et au-delà ont investi les rues de la capitale martiniquaise pour réaliser des fresques monumentales, animer des ateliers, organiser des performances et créer des moments d’échanges avec le public.


Pendant dix jours, Fort-de-France devient ainsi une galerie à ciel ouvert, où l’art urbain raconte la mémoire, l’identité et les aspirations des communautés caribéennes. Avec sa fresque, Rayza montre qu’Haïti, à travers sa culture et ses artistes, a toute sa place dans ce dialogue créatif.


Mederson Alcindor

Haiti Press Network (HPN)

 
 
 
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