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Camionnettes au propane : un danger mortel dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince

  • il y a 22 heures
  • 2 min de lecture


Dans l’aire métropolitaine, une nouvelle menace silencieuse circule au milieu des embouteillages, des marchés bondés et des arrêts de bus surchargés : les camionnettes converties au propane. Face cette realité, plusieurs passagers lancent un appel pressant aux autorités concernés afin de prendre des mesures concrètes afin d'héradiquer cette mauvaise pratique.


En raison de la crise persistante du carburant qui paralyse régulièrement le pays, de plus en plus de chauffeurs optent pour l’installation de bonbonnes de gaz en remplacement des réservoirs d’essence ou de diesel. Une alternative jugée économique, mais qui pourrait se révéler mortelle.


À Delmas, comme dans plusieurs quartiers de l'aire metropolitaine de Port-au-Prince , ces véhicules modifiés circulent quotidiennement, transportant des dizaines de passagers. Le problème : dans de nombreux cas, les bonbonnes sont installées de manière artisanale, sans respect des normes techniques ni contrôle d’ingénieurs qualifiés.


Des mécaniciens improvisés percent, soudent et adaptent des systèmes sans dispositifs de sécurité adéquats. Les bonbonnes sont parfois fixées à l’arrière du véhicule, exposées aux chocs, à la chaleur et aux vibrations constantes des routes dégradées. Une fuite de gaz, une étincelle provoquée par un court-circuit ou un simple accident de circulation pourrait transformer ces camionnettes en véritables bombes roulantes.


Selon les temoignages des sources concordantes, la semaine dernière, un incident survenu près de la station de bus de Saint-Domingue, à Pétion-Ville, a ravivé les inquiétudes. Une bonbonne installée dans une camionnette a commencé à dégager une forte odeur de gaz, semant la panique parmi les passants. Des commerçants ont pris la fuite en urgence, tandis que des voyageurs se dispersaient en criant.Aucun blessé n’a été signalé, et l’explosion redoutée ne s’est pas produite. Mais pour les riverains, ce n’était qu’un avertissement.


Dans un contexte marqué par l’instabilité économique et la rareté chronique des produits pétroliers, de nombreux conducteurs affirment n’avoir pas le choix. Le propane, plus accessible et parfois moins coûteux, leur permet de continuer à travailler et à nourrir leurs familles. Pourtant, des usagers dénoncent une solution de survie qui met en péril la sécurité collective.

« Nous comprenons la misère des chauffeurs, mais nos vies ne doivent pas servir de pari », confie une passagère de Delmas.


Comme elle, plusieurs citoyens réclament une intervention urgente des autorités : mise en place d’un cadre réglementaire strict, inspections techniques obligatoires et sensibilisation des conducteurs aux normes de sécurité.


Car au-delà de la capacité d’adaptation des chauffeurs, la sécurité collective reste menacée. L’absence de contrôle favorise la prolifération de pratiques dangereuses. Sans encadrement clair, l’aire métropolitaine pourrait être le théâtre d’une catastrophe annoncée.


Dans une capitale déjà fragilisée par les crises à répétition, chaque décision dictée par l’urgence peut avoir des conséquences irréversibles. L’économie est essentielle à la survie des familles, mais la protection de la vie humaine doit demeurer une priorité absolue.


Judelor Louis Charles

 
 
 

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