Trafic illégal d’armes à feu, des ressortissants haïtiens inculpés aux Etats-Unis
- etrof16
- 7 janv.
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Les frères Jacques et Jeff Pierre, âgés respectivement de 32 ans et 34 ans, tous deux citoyens haïtiens résidant en Floride ; ainsi que Francesca Charles, 28 ans, citoyenne américaine résidant en Floride, sont inculpés aux Etats-Unis pour trafic d’armes à feu.
L’acte d’accusation a été déposé contre eux. Ils sont accusés de conspiration en vue de faire de la contrebande de marchandises et d’expédier illégalement des armes à feu, de faire de la contrebande des marchandises depuis les États-Unis et d’expédier illégalement des armes à feu. Ils risquent chacun une peine maximale de 20 ans de prison fédérale.
Selon un document juridique repris par une note publiée par l’ambassade des Etats-Unis, ces accusés étaient les acheteurs d’au moins 20 des 23 armes à feu saisies dans un conteneur, par les autorités dominicaines, en février 2025.
La cargaison, destinée à Haïti, comprenait 18 fusils, cinq armes de poing, des chargeurs, plus de 36 000 cartouches de munitions et un silencieux à l’intérieur d’un conteneur expédié depuis Miami (Floride). Le conteneur était destiné à Haïti.
Le document souligne que les armes et les munitions n’étaient pas déclarées sur le manifeste d’expédition qui mentionnait à la place des biens ménagers.
Toujours selon la note de l’ambassade, au cours de l’enquête, les agents ont découvert que les accusés avaient acheté au moins 46 armes à feu entre mai 2024 et février 2025, dont la plupart étaient de la même marque et du même modèle que celles récupérées en République dominicaine.
Les enquêteurs ont aussi établi que Jacques Pierre avait acheté deux fusils Barrett de calibre .50 et l’un d’eux avait été retrouvé dans l’envoi intercepté en février 2025.
Les enquêteurs ont aussi examiné les dossiers de voyage et d’expédition qui montrent que les co-conspirateurs facilitaient un envoi vers Haïti peu après l’achat d’un grand nombre d’armes à feu, puis se rendaient en Haïti à peu près au moment où l’expédition devait y arriver.
Et, suivant les registres de voyage, les accusés s’étaient rendus en République dominicaine trois jours avant l’interception du conteneur.
L’ambassade précise qu’un acte d’accusation n’est qu’une allégation et tous les accusés sont considérés comme présumés innocents jusqu’à ce que leur culpabilité soit établie au-delà de tout doute raisonnable devant un tribunal.
DO/HPN



















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