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Kenscoff : quand informer devient un risque, la liberté de la presse est menacée met en garde l'UJMH

  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

À Kenscoff, le journalisme vient une nouvelle fois de payer le prix de l’insécurité. Mercredi 2 septembre, trois journalistes venus couvrir les funérailles de victimes du massacre des 23 et 24 août ont été agressés.


Odelin Joseph, de l’Associated Press (AP), Clarens Siffroy, de l’Agence France-Presse (AFP), et Jonet St. Elois, de l’agence EFE, ont été pris pour cible alors qu’ils exerçaient leur métier.


Les journalistes étaient à Kenscoff pour rendre compte des conséquences d’un drame qui a profondément marqué la population locale.


Ils étaient là pour recueillir des témoignages et donner une visibilité aux victimes. C’est précisément dans l’exercice de cette mission qu’ils ont été agressés.


L’Union des Journalistes et Médias d’Haïti (UJMH) condamne avec la plus grande fermeté les violences contre Odelin Joseph, Clarens Siffroy et Jonet St. Elois.


L’organisation souligne qu’une attaque contre un journaliste dans l’exercice de ses fonctions constitue une atteinte à la liberté de la presse et, plus largement, aux fondements démocratiques.


Dans un contexte où l’accès à certaines zones devient de plus en plus difficile, chaque agression contre un journaliste risque d’avoir un effet dissuasif sur l’ensemble de la profession.


L’UJMH exige que les responsables des violences soient identifiés et traduits devant la justice.


Lorsque des journalistes sont agressés sans que les auteurs ne soient identifiés, poursuivis et sanctionnés, le message envoyé est dangereux : celui qui s’en prend à la presse peut espérer agir sans conséquence.


La responsabilité des pouvoirs publics est donc double : assurer la sécurité des professionnels des médias et garantir que les attaques contre eux fassent l’objet d’enquêtes sérieuses et de poursuites judiciaires.


Les journalistes haïtiens travaillent aujourd’hui dans un environnement où chaque déplacement peut comporter des risques importants.


Couvrir un massacre, une opération policière, une manifestation ou les conséquences d’une attaque armée signifie souvent s’exposer directement à la violence.


Pourtant, c’est précisément dans ces moments que le travail journalistique est le plus nécessaire.


L’UJMH rappelle que protéger les journalistes, c’est aussi protéger le droit du public à savoir, comprendre et être informé.

 
 
 

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