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Kenscoff endeuillée : le gouvernement promet une réponse ferme, l’OPC réclame le rétablissement de la sécurité

  • il y a 1 heure
  • 3 min de lecture


Les réactions se sont multipliées après le massacre perpétré, dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 août 2026. Selon un bilan, toujours partiel, communiqué lundi après-midi, pas moins de 47 personnes sont mortes, plusieurs autres blessées, pendant d’autres sont portées-disparues. Face à cette tragédie, l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) et le groupement politique « Viktwa » ont chacun exprimé leur indignation et appelé à une réponse urgente des autorités. Le gouvernement, lui, promet sans convaincre une réponse ferme.


Dans son communiqué, le gouvernement affirme partager la douleur des familles endeuillées et de toutes les personnes touchées par ce qu’il qualifie d’« odieuse agression criminelle » à Kenscoff.


Sous l’autorité du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé l’exécutif assure vouloir répondre à la situation par « la force de la loi et par l’exercice légitime de la force publique ».


Le gouvernement annonce que toutes les forces de sécurité ont été placées en état d’alerte maximale et que des renforts ont été déployés dans la zone. Selon le communiqué l’exécutif, les forces de sécurité ont reçu pour consigne de protéger la population, de sécuriser les lieux et d’intervenir face aux groupes armés.


Le gouvernement affirme également vouloir rétablir « sans faiblesse et sans délai » l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire de Kenscoff. Il assure qu’aucun groupe armé ne bénéficiera de trêve, de refuge ou d’impunité et que les forces de sécurité ont pour mission de poursuivre les criminels et de les mettre hors d’état de nuire.


De son côté, l’Office de la Protection du Citoyen se dit profondément attristé et préoccupé par le massacre survenu à Kenscoff. L’institution de défense des droits humains exprime sa solidarité aux familles des victimes et condamne fermement les violences.


L’OPC demande au Conseil supérieur de la Police nationale ainsi qu’aux autorités compétentes de prendre, dans les plus brefs délais, toutes les mesures nécessaires pour rétablir durablement la sécurité dans la commune.


L’institution insiste également sur la nécessité de faire toute la lumière sur les crimes commis. Elle réclame que les auteurs et les éventuels commanditaires soient identifiés, poursuivis et traduits en justice conformément à la loi.


Au-delà de la réponse sécuritaire, l’OPC appelle l’État à apporter une assistance urgente aux victimes et à leurs familles. Cette assistance doit notamment concerner la prise en charge des blessés, l’accompagnement des familles endeuillées et l’organisation des funérailles des personnes tuées dans des conditions dignes et respectueuses.


L’OPC rappelle par ailleurs que la sécurité, le droit à la vie et l’accès à la justice sont des droits fondamentaux qui doivent être garantis à tous les citoyens.


Le groupement politique « VIKTWA » a également réagi aux violences. Dans une note de consternation signée par son représentant officiel Me Camille Leblanc, la formation politique dénonce des attaques ayant causé la mort de plusieurs citoyens, fait de nombreux blessés, détruit des habitations et plongé des familles dans le deuil.


Viktwa estime que ces événements illustrent la fragilité de la situation sécuritaire du pays et souligne l’urgence de restaurer la sécurité nationale.


Le groupement politique établit également un lien direct entre la situation sécuritaire et la préparation des prochaines élections. Selon Viktwa, aucun processus démocratique crédible ne peut être organisé dans un contexte où les citoyens vivent sous la menace permanente des groupes armés.


La formation appelle ainsi la Police nationale d’Haïti à assumer pleinement ses responsabilités et demande une stratégie claire pour protéger la population, sécuriser les communes et les axes routiers et lutter contre les réseaux criminels.


DO/HPN

 
 
 

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