Justice-Insécurité: La PNPDH dénonce des manœuvres visant à libérer le chef de gang "Kokobe" à Jacmel
- il y a 2 heures
- 2 min de lecture

Depuis plusieurs jours, des rumeurs persistantes font état d'une éventuelle libération du bandit Pierre Fontus, alias "Kokobe". Selon ces informations, un juge d’instruction du nom de Dalexy Michel voulait libérer "Kokobe" des pressions via des appels téléphoniques émanant de hautes autorités du Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP) et de la Primature. Fort des manoeuvres, cet individu a été interpellé par la justice le 24 août 2024 dans la commune de La Vallée de Jacmel, surnommée la "cité coopérative".
Suite à ces rumeurs, à travers notre rédaction nous avons mené une enquête approfondie autour de ce dossier qui tient la population et les réseaux de défense des droits humains en haleine.

Selon le directeur exécutif de la Plateforme Nationale pour le Progrès des Droits Humains (PNPDH), Pierre Fontus est un bandit notoire. Malgré un handicap physique, il dirigeait la base de "Sainte Bernadette" de concert avec un ancien policier surnommé "Speedy". Après des dissensions internes au sein de son gang, il s'était replié sur La Vallée de Jacmel pour tenter d'y établir une nouvelle base.
Lors de son interrogatoire devant le Service Départemental de la Police Judiciaire (SDPJ) à Jacmel, "Kokobe" est passé aux aveux. Il a confirmé aux enquêteurs qu'il dirigeait effectivement une troupe installée au marché de Blockhauss. Ce groupe, composé de ses subordonnés nommés Bélarus, Toussaint et Jean Jean, avait pour mission de rançonner les petits commerçants de la zone.
L'inquiétude grandit quant à une libération imminente. Selon les informations recueillies, le juge d’instruction Me Dalexy Michel serait sur le point de rendre une ordonnance en faveur du prévenu. Il semblerait même que l'ordonnance ait été rédigée avant toute analyse approfondie des pièces du dossier.
La PNPDH révèle qu'un haut cadre de la Primature aurait appelé pour s'enquérir de la situation et exiger la libération du chef de gang.
Parallèlement, nous avions appris qu'un cadre du MJSP tente d'influencer le cours de la justice en exerçant des pressions sur les magistrats, allant jusqu'à faire des propositions pour obtenir l'élargissement du bandit.
Dans une correspondance datée du 18 mars 2026, envoyée par le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP) au Tribunal de Première Instance de Jacmel (TPIJ), vient épaissir le mystère. Dans cette correspondance du MJSP, il transmet une correspondance du sieur Azénor Emmanuel, couvrant le procès-verbal du juge de Paix de la section de Port-au-Prince, M. Philippe Vincent relative à l'incarcération de Pierre Fontus à la prison civile de Jacmel depuis le 24 août 2026.
Et nous détenons copie, sans date le MJSP transmet le procès-verbal du juge de paix de la section Sud de Port-au-Prince, Me Philippe Vincent, relatif à l’incarcération de Pierre Philippe Fontus à la prison civile de Jacmel. Le MJSP demande au Parquet d'analyser ce dossier "aux fins utiles".
Le bandit Pierre Fontus, alias "Kokobe", retrouvera-t-il la liberté malgré la gravité des faits qui lui sont reprochés ? Dnas le cadre de notre enquête exclusive Haïti Presse Net Work suit minutieusement l'évolution du dossier de près.
Marcia MOÏSE












Commentaires