Intégration de la RD à la CARICOM : Des organisations demandent à l’organisme d’examiner les violations des droits de l’homme
- 17 mars
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Trois (3) organisations issues de la société civile dont Colectivo, HaitianosRD, Movimiento Reconocido ak MOSCTHA et le projet de migration haïtienne de Clinique Justice Mondiale, la Faculté de Droit de l’Université de New York ont demandé aux Etats membres de la CARICOM d’évaluer la crise des droits de l’homme en République Dominicaine avant de donner le statut de membre permanent de l’organisme régional.
Ces organisations avaient informé la CARICOM dans une communication a l’occasion de la tenue de la 50e réunion ordinaire de la conférence des communautés des Caraïbes. Elles ont dénoncé les campagnes massives de déportations de migrants sur la base de discrimination raciale, des arrestations arbitraires, des violences et mauvais traitements à l’encontre des migrants haïtiens et dominicains descendants haïtiens.
Selon ce communiqué de presse parvenu à notre rédaction, selon les données officielles de 2025, le gouvernement dominicain avait déporté 370 000 compatriotes haïtiens. Et, seulement au cours du mois de janvier 2026, 35 mille cas de déportations ont été recensés. Dans leurs notes, les organisations disent avoir documenté la séparation des familles, la détention des femmes enceintes, l’expulsion des enfants sans leurs parents et des violations des droits et garanties fondamentaux pour un procès équitable dans le traitement des dossiers des migrants.
Les organisations ont révélé la poursuite des cas d’apatridie en République Dominicaine qui brandit l’arrêt Constitutionnel 168-13 de 2013 qui enlevait la nationalité a plus de 200 mille dominicains descendants haïtiens. En dépit d’autres mesures préservant les droits après cette période, 150 000 dominicains descendants haïtiens sont en train de vivre la situation d’apatridie où ils sont en train de faire face aux risques d’avoir accès à l’éducation, au travail et aux services de base.
Les organisations signataires ont sollicité de la commission interaméricaine des droits de l’homme d’exiger de l’État dominicain la modification de la politique migratoire appliquée afin qu’elle soit en harmonie avec les obligations internationales. Elles ont, par ailleurs, encourage la fin immédiate des déportations collectives et de la discrimination raciale et de demander au gouvernement dominicain de garantir une solution efficace et définitive de l’apatridie.
Godson LUBRUN












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