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Haïti/Éducation : le secteur éducatif menacé par une grève généralisée à partir de lundi

il y a 5 minutes
2 min de lecture


Le secteur éducatif se dirige vers une nouvelle paralysie. Plusieurs regroupements d’organisations syndicales d’enseignants annoncent l’extension, à l’échelle nationale, du mouvement de grève déjà déclenché dans les départements de la Grand’Anse, du Nord et du Nord-Ouest. À partir du lundi 9 novembre, les enseignants des écoles publiques pourraient ainsi être appelés à rejoindre la mobilisation pour contraindre le gouvernement à satisfaire leurs revendications.


Les organisations syndicales, dont la COPLASEHQ, REDRESEH, NOU KONPRANN et REFERANS, dénoncent le non-respect des engagements pris par les autorités en 2025 ainsi que la dégradation des conditions de travail des enseignants.


En conférence de presse ce jeudi, le responsable du Regroupement des enseignants fondamentaux pour une éducation rénovée et solidaire (REFERANS), Sadrac Casimir, a annoncé un durcissement de la mobilisation.


Il affirme que la grève est désormais inévitable et se poursuivra jusqu’à ce que les revendications des enseignants soient prises en compte par les autorités.


« Nous allons amplifier le mouvement de grève. C’est l’État lui-même qui l’a provoqué. La grève est inévitable et ce sera un mouvement généralisé jusqu’à satisfaction de nos revendications », a-t-il averti.


De son côté, le président du Regroupement national des travailleurs haïtiens de l’éducation (RENTREHED), Léo Junior, a vivement critiqué les exigences administratives imposées aux agents contractuels de l’État.


Il évoque notamment la présentation d’un certificat de police, d’une déclaration définitive d’impôt et d’un certificat de casier judiciaire. Ces exigences, dit-il, sont difficilement applicables dans un contexte où les conditions nécessaires à leur obtention ne sont pas toujours réunies.


Pour sa part, le coordonnateur général du Regroupement des enseignants pour la défense et la réforme du système éducatif haïtien (REDRESEH), Dominique Wilnor, a renouvelé son appel aux autorités afin qu’elles répondent aux revendications du personnel enseignant.


Il réclame notamment un ajustement salarial, l’octroi de cartes de débit, la délivrance de lettres de nomination aux enseignants déjà en fonction dans les salles de classe ainsi que la régularisation de leur situation administrative.


Il plaide également pour un salaire mensuel de 53 000 gourdes, estimant qu’un enseignant ne peut décemment vivre avec 18 000 gourdes dans le contexte économique actuel, alors que, dit-il, le ministre dispose de 20 000 gourdes par jour pour ses frais de nourriture.


DO/HPN

 
 
 

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