Haïti-Économie: Le gouverneur de la BRH, Ronald Gabriel, participe aux Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Bangkok

Du lundi 12 au dimanche 18 octobre 2026, le gouverneur de la Banque de la République d'Haïti (BRH), M. Ronald Gabriel, participe aux Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale à Bangkok. Il est à la tête d'une délégation composée de M. Edwige Jean, membre du Conseil d'administration, et de plusieurs cadres de la Banque centrale, a appris HPN.
Lors des deux premières journées, les échanges ont été articulés autour d'une question centrale: "Comment mieux accompagner les entreprises haïtiennes et soutenir la reprise économique?"

À cette occasion, le gouverneur de la BRH et le ministre de l'Économie et des Finances (MEF), M. Serge Gabriel Collin, accompagné de leurs délégations respectives, se sont entretenus avec Mme Suzana Cordeiro.
Leurs discussions ont porté sur les moyens de faciliter l'accès des petites et moyennes entreprises (PME) aux financements et de développer les paiements numériques. Pour les petits commerçants, la capacité d'accepter des paiements électroniques constitue en effet une porte d'entrée majeure vers les services financiers. Le projet de "paiement marchand" de la BRH, dont la phase pilote devrait débuter incessamment, s'inscrit pleinement dans cette dynamique.
"La mise en œuvre de ces réformes nécessite un accompagnement de proximité. Nous avons souligné l'utilité d'une présence opérationnelle accrue de la Banque mondiale à Port-au-Prince et abordé les possibilités de coopération pour encadrer l'innovation financière", a souligné M. Ronald Gabriel.
Par ailleurs, les échanges avec M. René Roncagliolo ont porté sur la prochaine étape de la coopération avec le FMI. Les progrès accomplis par la BRH en matière de transparence, notamment grâce à la publication de ses états financiers audités, ont contribué à renforcer la qualité de ce dialogue, a précisé le gouverneur.
Enfin, M. Gabriel a rappelé son intervention du 13 octobre devant le G24, axée sur les conditions d'un financement du développement mieux adapté à la réalité d'Haïti. Il a notamment souligné qu'alors que les transferts de la diaspora représentent environ 15 % du PIB, les appuis budgétaires et les dons ont chuté de plus de 80 % entre 2010 et 2025.
Selon lui, l'enjeu réside dans une meilleure articulation de ces contributions privées avec un soutien multilatéral permettant de renforcer les institutions et d'encourager l'investissement productif. Dans cette même perspective, M. Gabriel a plaidé pour un accès accru aux ressources concessionnelles, notamment aux dons de l'Association internationale de développement (IDA) et aux mécanismes de réponse aux crises.
Marcia MOÏSE












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