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Haïti/Violence : plus de 5000 morts enregistrées en moins d’un an

  • il y a 44 minutes
  • 2 min de lecture


Selon un rapport du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, publié ce mardi, pas moins de 5 519 personnes ont été tuées et 2 608 blessées en Haïti entre le 1er mars 2025 et le 15 janvier 2026. Ce nombre comprend à la fois, les violences qui ont fait au moins 1 424 morts et 790 blessés ; les opérations menées par les forces de sécurité contre les gangs faisant au moins 3 497 morts et 1 742 blessés ; et les attaques des groupes d’autodéfense contre les gangs ont fait au moins 598 morts et 76 blessés.


Le rapport du Haut-commissariat évoque aussi les conséquences de l’expansion des gangs en Haïti sur les droits humains, citant le fait que ces groupes armés contrôlent les principaux axes maritimes et routiers, dans un contexte de violences meurtrières persistantes.


Le rapport démontre aussi que les gangs ont étendu leur influence au-delà de la capitale, Port-au-Prince, s'implantant dans sa périphérie et progressant vers le nord, dans les départements de l'Artibonite et du Centre, au cours des 12 derniers mois.


Ils ont ainsi pu « renforcer des axes stratégiques et maintenir leur emprise sur des voies maritimes et terrestres essentielles à leur financement et à leur capacité opérationnelle ».


Parmi les actes de violences des gangs, le rapport évoque des meurtres, des enlèvements, des trafics d'enfants, des vols à des points de contrôle illégaux, des extorsions d’entreprises et des saccages de biens publics et privés.


Le rapport note aussi que les gangs ont continué à utiliser la violence sexuelle pour semer la terreur, subjuguer et punir la population.


Ce ne sont pas moins de 1 571 femmes et filles qui ont été victimes de violences sexuelles, principalement de viols collectifs entre le 1er mars 2025 et le 31 décembre 2025, selon ce rapport, ajoutant que d’autres, y compris des enfants, ont été contraintes à des « relations sentimentales » avec des membres de gangs et soumises à une exploitation et à des abus sexuels prolongés.


Pour ce qui est des forces de l’ordre, le Haut-commissariat aux droits de l’homme dénonce des cas d'usage excessif ou disproportionné, précisant qu’entre le 1er mars 2025 et le 15 janvier 2026, 247 cas d'exécutions sommaires, réelles ou tentées, ont été enregistrés.


Les victimes étaient des personnes soupçonnées d'appartenir à des gangs ou de les soutenir et de ces 247 cas, il y avait 196 morts et 51 blessés.


Le rapport épingle aussi la société militaire privée qui participe à des opérations de sécurité, notamment des frappes de drones et des tirs d'hélicoptères.


Pour ce qui est de la Force de répression des gangs, le rapport souligne qu’elle ne pourra être efficace à long terme que si des efforts plus importants sont également déployés pour identifier, détenir, enquêter sur et poursuivre, conformément aux normes internationales, ceux qui financent, organisent et soutiennent les activités des gangs.


DO/HPN

 
 
 

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