Haïti : les ouvriers relancent la mobilisation pour exiger un salaire minimum de 3 000 gourdes
- il y a 6 jours
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Après deux journées de trêve accordées aux autorités haïtiennes pour répondre à leurs revendications, les ouvriers ont repris la mobilisation ce lundi 20 avril, en poursuivant leurs protestations pour exiger un salaire minimum fixé à 3 000 gourdes et une baisse du prix des carburants.
Pour cette première journée de la deuxième semaine de mobilisation, les manifestants ont investi la route de l’aéroport, brandissant des pancartes sur lesquelles figuraient divers messages revendicatifs. Aucune entreprise du secteur industriel n’a fonctionné durant la journée, une situation que les protestataires considèrent comme un signe de succès de leur mouvement.
Le coordonnateur général de « Batay Ouvriyè », Telémaque Pierre, a averti que si aucune mesure concrète n’est prise d’ici la fin de la journée, le mouvement changera de stratégie.
Les ouvriers envisagent de quitter la route de l’aéroport pour se diriger vers la Primature dès mardi, afin de contraindre les autorités à entendre leurs revendications.
Les protestataires exigent également des mesures urgentes pour améliorer la sécurité, notamment en faveur des populations fuyant les violences dans la Plaine du Cul-de-Sac.
Ils dénoncent des conditions de vie de plus en plus précaires, affirmant que le salaire minimum actuel, fixé à 685 gourdes depuis 2022, ne leur permet pas de subvenir à leurs besoins essentiels.
Certains ouvriers, intervenant sur Radio Kiskeya, ont exprimé leur ras-le-bol face à l’inaction de l’État et des employeurs. Ils affirment vivre à crédit et peinent à couvrir leurs frais de transport, encore moins à se nourrir correctement avec ce maigre salaire.
Les manifestants réclament également un meilleur accès aux services sociaux, notamment auprès de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA) et de l’Office d’Assurance Accidents du Travail, Maladie et Maternité (OFATMA).
Déterminés à maintenir la pression, ils appellent l’ensemble des citoyens touchés par la cherté de la vie et l’insécurité à rejoindre leur mouvement, qu’ils considèrent comme une lutte collective pour de meilleures conditions de vie.
DO/HPN








