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Haïti-Crise sécuritaire : Plaine du Cul-de-Sac,des organisations réclament la protection des civils

il y a 11 minutes
2 min de lecture


Alors que les affrontements entre les forces de l’ordre et les gangs armés se poursuivent au niveau de la Plaine du Cul-de-Sac, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer les défaillances des autorités et appeler à une meilleure protection de la population.


Jocelyne Colas, de la Commission épiscopale nationale Justice et Paix, Dr Jean Chenet Ulysse, du mouvement Point final, et Jean Robert Argant, du Collectif 4 décembre, expriment leurs préoccupations face à une situation qui continue de plonger les habitants dans la peur et l’incertitude.


Entre les affrontements violents opposant les forces de l’ordre aux groupes armés et les risques auxquels sont exposés les habitants, ces responsables d’organisations de la société civile réclament des mesures urgentes pour protéger la population.


La directrice exécutive de la Commission épiscopale nationale Justice et Paix (CE-JILAP), Jocelyne Colas, dit éprouver une profonde tristesse face à l’évolution de la situation dans cette localité. Elle attribue cette dégradation aux faiblesses des autorités auxquelles elle reproche leur incapacité à répondre efficacement à la crise sécuritaire.


Jocelyne Colas souhaite notamment que la mobilisation observée pour retrouver les quatre militaires salvadoriens portés disparus soit également de mise lorsque des citoyens haïtiens sont victimes de la violence des gangs.


De son côté, le dirigeant du mouvement Point final, le docteur Jean Chenet Ulysse, appelle le président salvadorien, Nayib Bukele, à éviter toute réaction précipitée dans ce dossier.


Il rappelle que les soldats salvadoriens sont présents en Haïti dans le cadre de la Force de répression des gangs (FRG), une mission internationale autorisée par les Nations unies. Selon lui, toute opération liée à cet incident doit respecter les protocoles établis et tenir compte du cadre de commandement de la force.


Jean Chenet Ulysse préconise ainsi une stratégie concertée entre le gouvernement haïtien, les responsables de la FRG et les autorités salvadoriennes afin de retrouver les militaires disparus.


Il met en garde contre toute initiative unilatérale de San Salvador consistant à envoyer des troupes pour conduire des opérations indépendamment des autorités haïtiennes et du commandement de la mission.


Une telle démarche, estime-t-il, risquerait de s’apparenter davantage à une invasion qu’à une intervention coordonnée dans le cadre de la coopération internationale.


Pour sa part, le coordonnateur du Collectif 4 décembre, Jean-Robert Argant, exprime sa profonde préoccupation devant la violence des affrontements dans la Plaine du Cul-de-Sac.


Jean-Robert Argant souhaite que les autorités mettent en place un dispositif permettant d’évacuer les personnes qui ne sont pas impliquées dans les affrontements entre les forces de l’ordre et les membres de la coalition criminelle Viv Ansanm.


Le responsable du Collectif 4 décembre déplore également l’absence de mesures qu’il juge suffisamment efficaces de la part des autorités pour faire face aux groupes armés.


DO/HPN

 
 
 

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