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Début du processus d’examens d'État avec les épreuves orales des candidats des ENI et de Jardinières

Dernière mise à jour : 20 juin 2023



Le ministère de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), à travers sa Direction de formation et du perfectionnement (DFP), a lancé officiellement les examens d'État de cette année, en débutant, ce lundi 19 juin 2023, les évaluations avec les épreuves orales anticipées des candidats des Écoles normales d'instituteurs (ENI), formés pour enseigner au niveau de l'école fondamentale et ceux de Jardinières d'enfants (préscolaire) du département de l'Ouest, qui accueille le plus grand nombre, soit 781 participants éparpillés dans trois centres situés à Port-au-Prince, à Carrefour et à l'Arcahaie, a informé à HPN M. Georges Wilbert Franck, qui dirige la Direction de la formation et du perfectionnement (DFP).




Suivant un calendrier élaboré par la DFP et acheminé préalablement à toutes les directions d'écoles concernées, ces candidats qui prennent part aux examens officiels de fin d'études normales de l'année académiques 2022-2023, sont accueillis à des tranches d'heure par école sur un total de 68 établissements inscrits, durant quatre jours dans les trois centres précités pour subir cette première phase des épreuves qui représente 20 % du total des notes pour tous les examens.




Sur la cour, constatons-nous, où règne une atmosphère électrisante, comme à l’intérieur du bâtiment logeant la DFP, les candidats et les candidates s’attèlent tour à tour à présenter sous forme de soutenance, suivie d'interrogations des membres du jury, d'un rapport de stage effectué dans les salles de classe et une leçon qui a été choisie sur un sujet quelconque.




Concernant seulement l’Ouest, 781 candidats dont 322 pour le préscolaire, 411 pour le fondamental et 27 capistes répartis en 21 pour le fondamental et 6 pour le préscolaire, subissent, au cours de la semaine du lundi 19 au jeudi 22 juin en cours, ces épreuves dans les locaux de la DFP qui loge le centre d'examens accueillant les candidats de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, mais aussi dans les communes de Carrefour et de l'Arcahaie qui accueillent respectivement les candidats des ENI en provenance sud et nord dudit département.




Les capistes, il faut le préciser, ce sont des candidats qui n'avaient pas réussi antérieurement les examens, desquels on exige minimum 6 sur 10 comme note de passage, et qui ont la possibilité de les reprendre, a fait savoir Mme Zulda Dubois, cheffe de Service à la DFP.


Aux épreuves orales, les candidats qui présentent leur rapport de stage sur le terrain et simulent leur leçon, sont sujets à des questions des membres du jury (10 jury et 20 jurés au total) relatives à des techniques et méthodes d'enseignement/apprentissage, mais également des questions d'évaluation de la capacité de ces étudiants-maîtres afin de se rassurer de leur qualification pour exercer le métier d'enseignant aux niveaux du préscolaire, du premier cycle et du deuxième cycle de l'école fondamentale.


À l’échelle nationale



Au total, sur l'ensemble du territoire national, ce sont 2 044 étudiants-maîtres dont 809 pour le préscolaire et 1535 pour le fondamental qui sont attendus par le MENFP à partir du lundi 19 juillet 2022, à ces épreuves à travers les dix Directions départementales d'éducation du pays. De ce nombre, la DFP a dénombré 81 candidats capistes qui reprennent les examens pour lesquels ils ont échoué dans les années précédentes.


Pour les neuf (9) autres départements qui comptent moins de candidats d'ENI et de Jardinières d'enfants, cette phase d'épreuves orales pour ces futurs enseignants et enseignantes aura lieu le 17 juillet prochain, au moment du déroulement des examens concernant toutes les disciplines auxquelles sont évalués habituellement cette catégorie de participants aux examens d'État, a indiqué Franck Wilbert Georges qui assure la responsabilité de la DFP.




D'après M. Georges, ces examens officiels sont d'une importance capitale, dans la mesure où ils permettent à l'État d'évaluer les compétences de ces candidats à l'oral et à l'écrit en vue de l'obtention du diplôme de fin d'études des ENI et des institutrices de Jardins d'enfants, les habilitant à enseigner nos enfants en salle de classe aux niveaux du préscolaire et du fondamental.


Par ailleurs, le directeur Franck Wilbert Georges a profité de l'occasion pour attirer l'attention de l'opinion publique en général, le ministère de l'Éducation nationale en particulier et la communauté éducative sur la nécessité de valoriser davantage les enseignants formés, compte tenu, alerte-t-il, de la situation de pénurie d'enseignants qui menace le système par rapport à la quantité négligeable d'évalués enregistrés chaque année. Ce qui, juge-t-il, pourrait mettre en danger la qualité de l'éducation.


Texte : Alix Laroche

Photos : Sadrac Théodore

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