Crise en Haïti : l’OCID dresse un bilan alarmant et appelle à une mobilisation citoyenne
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Le Comité de pilotage de l’Observatoire citoyen pour l’institutionnalisation de la démocratie (OCID) a dressé un bilan particulièrement préoccupant de la situation de crise que traverse Haïti durant les quatre dernières années.
L’organisation pointe du doigt une dégradation continue des conditions sécuritaires et institutionnelles, tout en appelant à une mobilisation des citoyens pour redresser le pays.
Selon le directeur exécutif de l’Initiative de la société civile (ISC) et membre de l’OCID, le professeur Rosny Desroches, environ 5 000 personnes meurent chaque année en raison de l’insécurité.
À cela s’ajoutent plus de 1 000 cas d’enlèvements recensés annuellement et près d’un million de personnes contraintes de fuir leur domicile face à la violence.
Pour le responsable de l’ISC, cette situation s’explique en grande partie par les défaillances des dirigeants, qui n’ont pas su assumer pleinement leurs responsabilités.
Il insiste ainsi sur la nécessité d’un engagement collectif des citoyens afin de contribuer à la reconstruction nationale.
Abordant la question du référendum envisagé, Rosny Desroches plaide pour la recherche d’un consensus national.
Il estime qu’une réforme constitutionnelle s’avère nécessaire et que la période de transition actuelle pourrait offrir une opportunité pour engager certains changements.
De son côté, le directeur exécutif de JURIMEDIA, Abdonel Doudou, partage les mêmes inquiétudes face à la gravité de la situation. Il exprime notamment ses préoccupations concernant le processus électoral, soulignant la présence de 320 partis politiques enregistrés au Conseil électoral.
Face à ce contexte jugé préoccupant, Abdonel Doudou annonce le lancement d’une initiative baptisée « Veille citoyenne » par l’OCID. Ce projet vise à renforcer la transparence et à encourager une participation active de la population dans la vie publique.
Réagissant lui aussi à l’introduction du référendum, il critique une démarche qu’il compare à « deux pas en avant et quatre pas en arrière ».
Il rappelle les difficultés historiques liées aux tentatives de modification de la Constitution et s’interroge sur la capacité des autorités à mesurer les conséquences d’un tel processus.
DO/HPN












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