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Carburant : le RHAJAC appelle l’État à réduire sa dépendance aux importateurs

il y a 11 minutes
2 min de lecture

Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) appelle l’État à réduire sa dépendance envers les importateurs privés de produits pétroliers.


Dans une note de presse publiée cr vendredi, l’organisation estime que le système actuel expose le pays à des risques d’approvisionnement et soulève des questions de transparence sur les compensations versées aux opérateurs du secteur.


Le RHAJAC cite notamment DINASA, Sol Haïti, Bandari Corporation, CapInvest, Kimazou et DNC parmi les entreprises concernées.


Le réseau rappelle que le prix du gallon de gazoline est actuellement fixé à 700 gourdes, contre 770 gourdes pour le diesel. Le RHAJAC affirme que l’État doit compenser environ 20 gourdes par gallon de diesel afin de maintenir le prix actuel à la pompe, ce qui entraîne des obligations financières envers les importateurs.


L’organisation estime que le refus de ces compensations pourrait provoquer une réduction ou une suspension de l’approvisionnement et entraîner des situations de rationnement.


Elle souligne également les difficultés auxquelles l’État pourrait être confronté s’il décidait d’importer directement le carburant, notamment en raison de ses besoins en devises.


Pour réduire cette dépendance, le RHAJAC recommande à l’État d’organiser des appels d’offres internationaux transparents afin de mettre les opérateurs en concurrence.


Il préconise également la diversification des fournisseurs et la constitution d’une réserve stratégique de carburant.


Sur la question des devises, le réseau demande au ministère de l’Économie et des Finances (MEF) et à la Banque de la République d’Haïti (BRH) de mettre en place un mécanisme transparent permettant de retracer les dollars consacrés aux importations pétrolières.


Le RHAJAC réclame également la publication des données relatives aux montants de devises affectés au secteur ainsi qu’au coût réel de la politique de subvention pour le Trésor public.


L’organisation préconise enfin une réforme progressive du mécanisme de subvention, tout en demandant que les transports publics et les ménages vulnérables soient protégés.


Pour le RHAJAC, l’État n’a pas nécessairement besoin de devenir l’unique importateur de carburant. Il doit toutefois renforcer son rôle de régulateur, garantir la concurrence, améliorer la transparence et sécuriser l’approvisionnement énergétique du pays.


DO/HPN

 
 
 

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