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A Bel Air la violence menace l’accès aux soins et la vie des habitants, MSF contraint de suspendre ses activités

  • etrof16
  • il y a 2 heures
  • 2 min de lecture


Les affrontements entre la Police Nationale d’Haïti (PNH) et des groupes armés dans le quartier de Bel Air aggravent une situation déjà critique pour les habitants, privés de services essentiels et exposés à la violence. Médecins Sans Frontières (MSF) a annoncé ce jeudi 8 janvier 2026, la suspension temporaire de ses activités dans la zone, mettant en lumière les risques que courent civils et travailleurs de santé.


Depuis le 6 janvier, le bâtiment scolaire utilisé par MSF pour ses cliniques s’est retrouvé au centre des combats. Sept volontaires communautaires ont été coincés pendant plusieurs heures avant de pouvoir évacuer les lieux. L’incident a également coûté la vie à un ancien volontaire, grièvement blessé, qui n’a pu recevoir de soins à temps et est décédé devant la clinique.


Pour de nombreux habitants, ces structures médicales représentent le seul accès à des soins de santé. MSF assure une présence hebdomadaire dans le quartier, complétée par des agents de santé communautaires qui offrent chaque jour des soins de base et orientent les patients vers les structures disponibles. Sans ces services, des milliers de personnes seraient totalement privées d’assistance médicale.


Nicholas Tessier, chef de mission de MSF en Haïti, souligne : « Les cliniques à Bel Air et Bas Delmas sont vitales pour la population. Chaque mois, elles permettent à des milliers de patients de recevoir des soins essentiels. Suspendre nos activités, même temporairement, montre à quel point la violence affecte l’accès à la santé. »


MSF appelle toutes les parties en conflit à respecter les structures médicales, le personnel soignant et les civils. L’organisation rappelle que les soins de santé constituent un droit fondamental et que les interventions humanitaires ne doivent jamais devenir une cible.


La situation dans ce quartier populaire de Port-au-Prince illustre l’urgence d’une réponse coordonnée pour protéger les civils et garantir l’accès aux services de santé, même en contexte de conflit.


L’ONG va poursuivre ses activités uniquement auprès des patients déjà hospitalisés dans ses autres structures médicales et ses cliniques mobiles de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Mais, au fil du temps, plusieurs épisodes de violence ont contraint l’organisation à prendre des mesures de protection pour ses équipes, toujours malheureusement au détriment des patients.


Mederson Alcindor

Haiti Press Network (HPN)

 
 
 
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