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Haiti-Religion : Le Père Luc Philogène est encore vivant et bien vivant !

Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait. ( Ps 116,12)


Reportage : Lyonel D. Desmarattes

Un miracle parfait et mȇme plus-que-parfait… du genre de ceux dont le Christ seul était, est et sera capable. Comme à Béthanie, le pays de Marie et de Marthe, le Seigneur l’a refait pour le bénéfice de celui dont nous parlons ici, le Père Luc Philogène, Chapelain de la communautė catholique haïtienne dans la zone métropolitaine de Washington D.C. où, voilà quelques années déjà, il dirige de front et avec un admirable courage la communauté catholique de la capitale fédérale, L’Église Sacré-Coeur, la Paroisse Notre Dame des Douleurs à Takoma Park, dans la banlieue nord de Washington, et celle de La Sainte Camélus, à Silver Spring, dans le Maryland, prės de la capitale fédérale. Oui, Père Luc, comme l’appelle monsieur tout le monde dans son entourage immédiat, est encore vivant et bien vivant; et les fidèles des églises pré-citées et d’ailleurs ont rendu et continuent de rendre grâce et hommage au Seigneur pour avoir gratifié leur cher guide spirituel du miracle de la vie.

Le 9 février dernier, Père Luc a été admis d’urgence à Washington Hospital Center où il allait passer 22 jours. Il est rentré chez lui avec un IV qu’il devait prendre 24/7. Le 1er juin il a été à l’hôpital pour des examens de routine et le médecin a décidé de le garder en soins intensifs. Il fallait trouver un cœur. Le temps passe vite, et mȇme trop vite, pour que soit trouvé à temps un coeur sain qui ait laissé un corps inaminé, un corps sans vie, un corps mort, pour ȇtre enlevė de la masse physique de son propriétaire initial et transféré dans le corps du prêtre déjà résignė à son sort, istoïque comme quelqu’un qui est guidé par une foi inébranlable en l’Être Suprȇme, en Dieu. Le 24 juin, fête du Sacré Cœur de Jésus, le miracle est accompli. La nouvelle a été rendue publique le 25 juin, jour de la fête du Cœur Immaculée de Marie et l’intervention chirurgicale, une des plus délicates –la plus délicate de toutes : une transplantation cardiaque, a eu lieu dans la nuit du 26 au 27 juin, date de la fête de Notre Dame du Perpétuel Secours, patronne d’Haïti et de la promotion du Père Luc.


“Et le juste vivra par la foi,” nous dit le Seigneur dans Habakuk 2, verset 4; un verset repris plusieurs fois par l’Apotre Paul dans ses ėpitres aux nouveaux convertis (Exemple: Romains 1, versets 16 et 17).

L’attente n’a pas été longue car, Père Luc a été mis sur la liste d’attente le 16 juin et le 24, déjà un cœur a été trouvé. Le Seigneur a fait le miracle dans sa vie. Mais c’est le temps pour que le patient prouve à son Crėateur, à ses parents, ses amis et surtout à ses confrères prêtres, que sa foi en Dieu est solide et peut surmonter toutes les ėpreuves possibles et imaginables, y compris celle de la mort mȇme. L’homme est toujours pressé, avons-nous appris depuis Moïse, et veut prėcipiter les rėsultats positifs qui servent ses souhaits et ses dėsidėratats; ses prioritės sont les plus urgentes de toutes, sans considėration pour le planning de l’exėcution de la volontė expresse ou permissive de Dieu en sa faveur. Mais, combien de fois et dans combien de cas spėciaux le Chrėtien n’a-t-il pas fait l’expėrience qui nous enseigne que “le temps des hommes n’est pas le temps de Dieu”? Combien de fois, si Le Maître ėtait physiquement parmi nous sur la terre, n’eût-Il pas fait rėfėrence à notre impatience coupable et honteuse avec ces paroles: “Gens de peu de foi”?

En apprenant l’hospitalisation de son frère et surtout l’ėtat physique et anatomique dans lequel il se trouvait, près de Cap-Haïtien, le Père Pierre-Marie France, curé de la Paroisse Marie Vierge Reine de Bonnay Dugal, zone Quartier Morin, près de Cap-Haïtien, n’avait pas cessé de déclarer et de répéter à qui voulait l’entendre :

“Si Père Luc a un problème, je serai dans le premier avion qui laissera Haïti. Père Luc est mon frère. ”


Et de juin à octobre de cette année, le Père Pierre Marie aura fait 4 fois le voyage Haiti-Washington pour suivre personnellement l’évolution de l’état de son frère Luc. Il ėtait trop préoccupé, trop angoissé, trop stressé –on va dire- pour attendre passivement les nouvelles de Washington malgré la vitesse avec laquelle il les recevait. Bien que lui et le malade se parlent tous les jours, le curé de Bonnay Dugal sentait qu’il lui manquait l’information qui, minute par minute, eût fait état des péripéties quotidiennes, actuelles et immédiatement disponibles par lesquelles passait son confrére bien-aimé et dont disposaient seuls ceux qui étaient près de lui à Washington.

La quatrième fois que le Père Pierre Marie était rentré aux USA depuis le commencement de l’été, c’était pour participer justement à cette longue cérémonie d’actions de grâce qui dura 12 heures –midi-minuit- le samedi 1er octobre 2022, à la Basilique du Sacré-Coeur de Washington D.C. où leaders religieux (prêtres d’Haiti, du Canada et de différents diocèses des États-Unis), fidèles, parents, amis et sympatisants venus de tous les horizons s’étaient rassemblés pour prier, chanter, danser, sourire et rire dans l’unité et en concert pour remercier Dieu pour le miracle de la vie qu’Il avait opéré pour permettre que Le Père Luc puisse retourner à l’existence et continuer, avec plus de force, plus d’ardeur et de fermeté, sa mission ėvangélique doctrinale et pastorale au milieu du peuple chrétien catholique du District de Columbia, du Maryland et de la partie nord de l’État de La Virginie.

“…avec plus de force, plus d’ardeur, plus de fermeté…”, avons-nous dit? Eh bien, Chrétiens, savez-vous pourquoi, comme aurait demandé Charles Péguy, poȇte, théoricien de la foi, philosophe et missionnaire évangéliste français (19ème et 20ème siècles) dans son essai dramatique sur la Passion du Christ? (“Et son Père savait pourquoi! Et son Père savait pourquoi !”). C’est que Le père Luc Philogène devait devenir le Lazarre de notre siècle à la faveur d’une opération miraculeuse au terme de laquelle les médecins, assistés du Saint-Esprit, ont pu installer dans sa poitrine un nouveau coeur, un coeur plus jeune que le sien propre qui lui a permis de quitter l’hôpital seulement dix jours après la chirurgie. Si cela ne s’appelle pas “un miracle”, vous me direz quel autre phénomène rare, inédit, inoui, spectaculaire et franchement mystérieux, peut l’ȇtre. Et si vous le voyiez ce samedi-là : jovial comme un pipirite, souriant comme Boniface, resplendissant de joie comme un collégien qui vient de réussir au bac, affichant pendant toute la demi-journée un air confiant et sûr de lui-mȇme, comme pour nous rassurer tous avec ces mots de l’Apôtre Paul: “Je sais en qui j’ai cru.” (2 Timothe 1: 12)


La cérémonie du 1er octobre était aussi une opportunité pour des retrouvailles : prêtres, parents, amis et des fidèles de la communauté avec certains visages familiers qu’ils n’avaient pas revus depuis longtemps, plus longtemps que le début de la pandémie. La messe a été présidée par Père Luc Philogène lui-mȇme. Père Emilio Biosca, recteur de la basilique du Sacré-Cœur à Washington D.C.. et le père Robes Charles, Curé du Sacré-Cœur de l’Archidiocèse de Miami, ont prononcé l’homélie du jour en anglais et en créole. L’un des concélébrants était le Père Arsène Jasmin, aujourd’hui pasteur de la Paroisse Sainte Claire de La Route des Frères, en Haiti, qui avait précédé le Père Philogène voilà environ une dizaine d’annėes à la tȇte des ėglises catholiques de Washington, D.C. En quel bon créole n’a-t-il pas parlé depuis l’autel de l’église pour rendre hommage à Dieu pour le miracle qui nous valait d’ȇtre ensemble, pour dire tout le bien qu’il pense de Père Philogène, et trouver les versets, les illustrations et les proverbes créoles qu’il fallait “pour l’édification commune de nos âmes” ! Quels exemples de vie en communion avec Christ n’a-til pas prêchés pendant seulement 5 minutes, pas plus, qu’il a occupé la chaire. Et quelle preuve de religieux convaincu et convaincant n’a-t-il pas offerte aux yeux de toute l’assistance apparemment assoiffée de la parole divine à une conjoncture si dėlicate de la vie nationale où notre conviction chrétienne est mise à rudes ėpreuves à tous les instants, jour après jour et nuit après nuit?

Quant au Père Philogène, le miraculé chanceux et tout-à-fait reconnaissant qui n’avait pas cessė de dire à l’hôpital et de l’hôpital qu’il ėtait prȇt pour le voyage final si c’ėtait la volonté de Dieu, il a prononcé un sermon où, ignorant volontiers “sa petite personne”, il a parlė pendant longtemps et davantage de sa gratitude envers le Cœur Sacré de Jésus, envers “Manman Mari”, comme il a maintes fois répété, envers ses frères prȇtres et envers des fidèles dont les cris montés aux cieux lui valent d’ȇtre encore vivant, avec nous, afin de poursuivre son ministère pour le bien-ȇtre spirituel, intellectuel et matériel de ses ouailles et pour la gloire du Seigneur. Amen!

Mentionnons également la participation de l’Équipe “Solèy Lafwa” dont Père Luc et Père Pierre Marie font partie, venue en droite ligne d’Haiti pour animer la cérémonie en une harmonieuse alternance avec les chorales de l’église locale placée sous la direction du maestro Arnold Joseph. La couverture médiatique électronique en direct sur Facebook et Youtube était assurėe par la webmistress Danick Pierre-Louis, amie personnelle du Père Philogène, venue de Boston pour la circonstance. Elle a été relayée par Radio Télé Altagrâce, Radio Télé Pain Vivant et Solèy Lafwa.

Lyonel D. Desmarattes, Journliste/Académicien/Créoliste engagé Washington D.C, le 17 octobre 2022.



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