Haïti-Sécurité : Le NEHRO critique la gestion de la crise sécuritaire et met en cause les dirigeants

La nouvelle offensive des gangs de la coalition « Viv Ansanm » à Kenscoff relance le débat sur la capacité, ou la volonté des autorités à anticiper les menaces, à protéger les populations et surtout à exercer l’autorité de l’État.
Pour Josué Renaud, président de la New England Human Rights Organization (NEHRO), le drame de Kenscoff illustre une faillite plus profonde de la gouvernance sécuritaire du pays.
Se disant « triste et révolté » face aux attaques répétées contre la population, le défenseur des droits humains estime que les violences ne peuvent plus être analysées comme une succession d’événements isolés.
À ses yeux, la répétition des massacres, des déplacements forcés et des attaques contre les communautés révèle les limites d’une politique sécuritaire qui peine à produire des résultats concrets.
Josué Renaud met directement en cause la capacité des dirigeants à répondre à la crise. Il dénonce ce qu’il qualifie d’« amateurisme » dans la gestion des affaires publiques et considère que l’inaction ou l’insuffisance des réponses institutionnelles contribuent à renforcer le sentiment d’impunité des groupes armés.
Son analyse pose ainsi une question centrale : au-delà de la puissance de feu des gangs, le problème ne réside-t-il pas également dans l’affaiblissement continu des institutions chargées de protéger la population ?
Pour le président de la NEHRO, l’État ne peut se contenter de constater les massacres après leur commission. Il doit être capable de les anticiper, de protéger les populations exposées et de rétablir durablement son autorité dans les territoires contrôlés ou menacés par les groupes armés.
Josué Renaud élargit également sa critique à la communauté internationale. Il lui reproche de continuer à accompagner des dirigeants qui, selon lui, n’ont pas démontré leur capacité à répondre efficacement à la crise.
Une politique de sécurité durable, soutient-il, ne peut reposer uniquement sur l’assistance extérieure sans renforcement parallèle des institutions nationales.
Il appelle ainsi les responsables actuels à tirer les conséquences de leur bilan et à laisser la place à des dirigeants qu’il plus compétents et capables de restaurer l’autorité de l’État.
« Dans un pays où la vie humaine est respectée, il y aurait déjà eu des conséquences », estime-t-il, dénonçant l’absence, selon lui, de réponses politiques et institutionnelles à la hauteur de la gravité des crimes commis.
« Ce sont des amateurs qui dirigent le pays », affirme-t-il, avant d’appeler les dirigeants à « tirer leur révérence ».
DO/HPN












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