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Haïti : Les haïtiens attendent du concret depuis la mise en place du CPT




Des voix s'élèvent depuis la mise en place du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et la démission du Premier ministre Ariel Henry et de son gouvernement. La population s'impatiente devant la situation catastrophique dans le pays avec 5.6 millions de personnes en insécurité alimentaire. Le problème d'accès causé par la violence des gangs dans toute la région Métropolitaine de Port-au-Prince et dans l'Artibonite empêche aux produits alimentaires d'arriver en grande quantité dans les marchés, ce qui fait augmenter les enchères et le marché noir s'installe.


Une situation intenable pour les petites bourses sous pression des gangs armés qui les rançonnent jour et nuit leur demandant de payer les "taxes". Le Conseil Présidentiel de transition doit aujourd'hui comprendre que les yeux des citoyens sont fixés sur eux et ils ont la responsabilité de répondre dans le court terme aux exigences de l'heure: la sécurité dans les foyers. Le Temps n'est pas aux dilatoires mais à l'action. Les papiers sont importants mais la réponse aux urgences en est une autre. La saison cyclonique approche et plus de 360000 personnes ont laissé leur maison pour se réfugier soit sous des tentes, soit dans une famille d'accueil ou dans une ville refuge sans rien dans les mains.


Aujourd'hui, il est difficile pour les économistes de parler de création d'emplois ou de chômage parce que le chaos s'est tout simplement installé dans tous les secteurs d'activités et Haiti se trouve dans une situation humanitaire catastrophique. L'Etat n'existe plus et les gangs se sont installés dans tous les coins de la Capitale. Des hommes armés circulent en toute impunité et imposent leur loi et leur cadence. Les élèves qui ont la chance d'aller à l'école n'ont qu'un sujet de conversation " neg a zam yo".


Ce mardi, les citoyens attendent de découvrir le nom du coordonnateur du CPT qui devrait être le principal instigateur des décisions à prendre pour les prochaines projections du Conseil présidentiel de transition. Cependant, la plus grosse attente de la population ce n'est pas seulement le nom du Coordonnateur mais les décisions qui doivent etre prises maintenant pour améliorer sinon résoudre le problème d'insécurité qui bloque tous les élans d'espoir des citoyens qui veulent se relancer. Chaque semaine un nouveau chef de gang est installé dans une zone, des commissariats ou sous-commissariats attaqués. Cela doit cesser et les gens veulent recommencer à vivre. Ne soyez plus des débatteurs de politique politicienne cherchant qui gagnera ou qui perdra, le temps est à l'action et la population attend du concret.


Les enfants ont besoin d'une autre alternative que de parler de "neg a zam yo. Les citoyens veulent recommencer à réfléchir sur les besoins dans les communautés; il faut commencer par mettre hors d'état de nuire les bandits qui refusent de comprendre qu'il est temps de déposer les armes car la vie civile les attend. La justice doit recommencer à travailler, les plages doivent recevoir les vacanciers. Les ouvriers doivent retour dans les usines, les avions doivent recommencer à voler, les rues doivent être nettoyées.


Bref, la vie doit reprendre et offrir d'autres alternatives aux journalistes qui pourront débattre des politiques de développement. En attendant, chers conseillers présidentiels le temps est à l'action et vous comprenez que les citoyens n'en peuvent plus.


Eddy Trofort

HPN

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