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Haïti : "Les abus et les violations des droits humains n’ont plus de limites en Haïti" dit le CPD



Ce 18 avril ramène le 16e anniversaire de Combite pour la Paix et le Développement (CPD), a-t-on appris. Dans un communiqué rendu public, le CPD a affirmé que le cœur n'est pas à la fête.


L’organisation Combite pour la Paix et le Développement (CPD) a vu le jour un 18 avril 2008 dans le quartier de pont rouge, après les émeutes de la faim qui avaient marqué un tournant sur les mouvements revendicatifs des droits sociaux en Haïti. La société civile haïtienne avait compris qu’il fallait s’engager à lutter pour le respect des droits sociaux économiques au même titre que les droits civils et politiques.


Les actions menées par CPD pendant ses seize (16) ans d’existence témoignent sa fidélité et son engagement incommensurable envers le combat pour le respect et la protection des droits humains de la population haïtienne notamment les droits spécifiques des femmes et des enfants des quartiers précaires. L’organisation a focalisé son regard sur l’application des politiques publiques sensibles aux droits de la personne humaine, notamment sur l’accès à la justice, la lutte contre les violences sexuelles, la lutte contre la pauvreté, la formation professionnelle des jeunes, la participation et l’intégration communautaire et aussi, le plaidoyer international pour le respect des droits de l’homme.


En guise de bilan, CPD regrette qu’actuellement, les abus et les violations des droits humains n’ont plus de limites en Haïti, notamment dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. La violence des gangs criminels met l’Etat en déroute et la population haïtienne est sans défense. Nous déplorons amèrement que les habitants des quartiers de Cité soleil, Pont-Rouge, la pleine du Cul de sac, de Martissant, de Croix des bouquets, du Bas Delmas etc., sont sous le contrôle exclusif des groupes armés. Leur quotidien est fait de meurtre, de kidnapping, de pillage, d'incendies de maison, de viol des femmes, bref un règne de terreur qui apporte douleur et peine. 


La fuite des emplois, le démantèlement du commerce au centre-ville a sapé les moyens économiques de la population. L’inflation des produits de premières nécessités fait craindre une catastrophe de pénurie alimentaire grave. Le représentant du Programme alimentaire Mondiale en Haïti a d’ailleurs lancé un cri d’alarme le 12 avril dernier de l’épuisement flagrant du stock de nourriture destiné à aider les plus démunis.


Malgré cela, les acteurs politiques pataugent dans la tergiversation et peinent à mettre en œuvre le nouveau cadre de gouvernance du pays. L’Etat est totalement absent, les services publics ne fonctionnent plus, l’Etat a complètement démissionné de ses responsabilités. Les défenseurs des droits de l’homme sont entre l’enclume et le marteau. Le plaidoyer devient inutile, puisqu’il n’y a plus de détenteur d’obligation. Les organisations de la société civile haïtienne autant que celles la communauté internationale sont toutes devenues agents humanitaires.


Face à cette situation, Il n’y a pas de cœur à la fête. C’est un moment de grande solidarité et aussi d’engagement plus que jamais pour que les droits de l’homme ne soient plus oubliés. CPD réaffirme sa volonté de continuer sa mission de défendre les droits de l’Homme pour Tous et partout, malgré vents et marées. Nous en profitons pour dire merci à tous les partenaires nationaux et internationaux qui nous ont soutenu durant ses 16 années.


GL/HPN

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