Haïti : le Conseil de sécurité de l’ONU examine la transition politique, la sécurité et le processus électoral
- 20 juil.
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La transition politique en Haïti se trouve à un moment important. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Haïti et Chef du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), Carlos G. Ruiz Massieu, a appelé ce 20 juillet 2026, les autorités gouvernementales et les différents acteurs politiques à accélérer le processus devant conduire au rétablissement des institutions démocratiques.
Lors de cette séance consacrée à la situation en Haïti, le Responsable onusien a réaffirmé l’engagement des Nations unies à accompagner le peuple haïtien dans les efforts visant à renforcer la stabilité du pays et à favoriser un retour à l’ordre constitutionnel.
Carlos G. Ruiz Massieu a insisté sur l’importance d’adopter un calendrier électoral crédible et réaliste. Il a également encouragé la poursuite d’un dialogue politique inclusif entre les différentes parties prenantes afin de permettre une transition plus efficace.
Le chef du BINUH a toutefois reconnu que la situation sécuritaire demeure préoccupante. La progression des groupes armés et l’instabilité dans plusieurs régions du pays continuent de compliquer les efforts de transition.
Selon lui, les difficultés sécuritaires ne doivent pas empêcher l’avancement du processus politique. « Les défis sécuritaires ne doivent pas servir de prétexte pour retarder le processus politique en Haïti », a-t-il déclaré devant les membres du Conseil de sécurité.
De son côté, la ministre des Affaires étrangères, Raina Forbin, a présenté les efforts réalisés par le gouvernement haïtien dans les domaines de la sécurité, de la gouvernance et de l’organisation des élections.
Prenant la parole lors de la 10 198e séance du Conseil de sécurité, la ministre a affirmé que certaines étapes préparatoires du processus électoral avaient déjà été franchies. Elle a notamment évoqué la finalisation de l’enregistrement des partis politiques et le lancement de l’inscription des électeurs.
Raina Forbin a également plaidé pour le renouvellement du mandat de la Force de répression des gangs (FRG), dont l’appui international est considéré comme essentiel dans la lutte contre les groupes armés.
Elle a rappelé les mesures engagées pour renforcer les forces de sécurité et améliorer le fonctionnement de la justice, estimant que ces actions sont nécessaires pour rétablir progressivement l’autorité de l’État.
Le Représentant spécial de la Force de Répression des Gangs (FRG) en Haïti, Jack Christofides, a pour sa part demandé à la communauté internationale de maintenir son engagement dans la lutte contre les groupes armés.
Selon lui, les efforts actuels reposent sur une base solide grâce au mandat accordé à la mission et au soutien politique obtenu auprès des partenaires internationaux. Il a encouragé les États membres à poursuivre leur appui afin de renforcer les opérations de sécurité dans les zones les plus touchées par la violence.
Jack Christofides a également souligné que la continuité des actions engagées reste indispensable pour limiter l’expansion des gangs et soutenir la stabilisation du pays.
Cette réunion du Conseil de sécurité intervient alors qu’Haïti fait face à plusieurs défis simultanés : insécurité persistante, fragilité institutionnelle et attentes liées à l’organisation d’élections.
Les Nations unies et plusieurs partenaires internationaux continuent d’appeler à des avancées concrètes afin de permettre au pays de retrouver un fonctionnement institutionnel normal et de préparer le retour d’autorités élues.
Mederson Alcindor
Haiti Press Network (HPN)












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