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Haïti-Insécurité : Ces cris alarmants des populations qui ne pincent pas le cœur des autorités



Quand ce ne sont pas les populations de Martissant, de Laboule, de Thomassin, de Fort-Jacques, de l’ONA-Ville, de la Croix-des-Bouquets, de Pernier, de Torcelle, de Tabarre, de Frères, de Meyotte, de la Plaine du Cul-de-Sac et de l’Artibonite qui sont aux abois sous la fureur des bandits armés, ce sont celles de Source Matelas et de Cabaret, entrée nord de la capitale haïtienne qui se retrouvaient hier en grande difficulté.


Mercredi 19 avril 2023, les gangs de Canaan et de Titanyen, ont envahi la localité de Source Matelas. Ils ont tué plusieurs personnes et incendié des maisons, ont rapporté des médias. Parallèlement, le même jour des bandits, du gang dénommé : « Kraze baryè » ont semé également la panique au sein de la population de Meyotte dans la commune de Pétion-Ville.


En ce qui concerne l’offensive des gangs de Canaan et de Titanyen, des informations ont fait état d’environ une trentaine de personnes tuées et beaucoup de blessés enregistrés, lors de cette nouvelle attaque de bandits armés sur cette population à main nue. Une population, outre des problèmes socio-économiques, qui souffre déjà de tous les maux, au regard insensible des autorités amorphes et insouciantes qui ne font que constater des dégâts et déplorer à travers des tweets ou des communiqués.


Port-au-Prince vit ces dernières années, les pires moments de son existence. Cette capitale de tous les dangers qui abrite une population angoissée, muselée par d’horribles voyous de tous poils qui ne font que semer la panique, l’horreur, la stupeur et le deuil le jour comme la nuit. Une journée ne se passe sans le signal d’au moins un cas d’enlèvement dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince.


Circuler dans les rues de Port-au-Prince est devenu un exercice à haut risque. De nombreux endroits où les gangs font la loi, admet sans gêne aucune, la ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Mme Emmelie Prophète Milcé, sont considérés comme des territoires perdus. Des zones de non-droit, dit-on.


Complètement aux abois partout et ne sachant presque plus où aller se réfugier pour ne pas être victimes de balles des bandits, les riverains lancent sans cesse des appels à l’aide aux forces de l’ordre. Mais la Police nationale d’Haïti, semble être aux abonnés absents face à cette situation qui, visiblement, la dépasse dans un pays en proie à la violence de bandes armées éparpillées partout et qui intensifient leurs offensives au moment voulu.


Alix Laroche/HPN

Photo : Archives Google

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