Haïti-Elections : L’OIDG alerte sur un décret électoral « dangereux »
- 26 mai
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L’Observatoire International pour la Démocratie et la Gouvernance (OIDG) met en garde le gouvernement face à un projet électoral qu’il juge « dangereux ». Selon lui, les modifications imposées par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé au projet de décret électoral pourraient plonger Haïti dans une nouvelle crise électorale majeure.
Au cœur des tensions : l’article 130, qui exige désormais 100 000 membres par parti pour présenter des candidats, contre 30 000 initialement. Si cette mesure peut réduire le nombre de partis et clarifier l’offre politique, l’OIDG y voit un risque élevé d’exclusion et de déstabilisation, dans un pays déjà miné par l’insécurité et les incertitudes budgétaires.
L’observatoire dénonce également la création d’un poste de directeur général du CEP nommé par l’exécutif, une atteinte directe à l’indépendance de l’organe électoral. D’autres articles sur les conditions d’éligibilité sont perçus comme des « mécanismes d’exclusion ».
Selon l’OIDG, si le document en circulation depuis le week-end dernier s’avère conforme à la version officielle, ses dispositions les plus controversées pourraient constituer « le point de départ d’une nouvelle crise électorale en Haïti ». L’avertissement est d’autant plus grave que le pays n’a pas connu d’élections générales transparentes et inclusives depuis plusieurs années, laissant les institutions démocratiques exsangues.
L’OIDG exhorte le gouvernement à rouvrir d’urgence les discussions pour éviter une crise politique supplémentaire.
Rédaction HPN












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