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Conseil de sécurité : Haïti réclame une force spéciale, les Etats-unis identifient d'autres cibles




Comme annoncé le Conseil de sécurité des Nations-unies s'est penché ce mardi sur le cas d'Haïti où la Représentante du Secrétaire général de l'ONU en Haïti, Helen La Lime a présenté l'accord de transition du 21 décembre, comme un signe prometteur qui émerge des efforts de dialogue jusqu'à présent. Mme La Lime annonce aux membres du Conseil de sécurité que les sanctions bilatérales ont été bien accueillies en Haïti.


"Ces mesures créent un espace pour un dialogue politique supplémentaire et les réformes nécessaires" a fait savoir la Cheffe du Bureau intégré des Nations-unies en Haïti (BINUH) arguant que les sanctions bilatérales ont été bien accueillies en Haïti. "Ces mesures créent un espace pour un dialogue politique supplémentaire et les réformes nécessaires."


Elle ajoute que près de 5 millions de personnes sont dans l'insécurité alimentaire en Haïti. Pour le représentant d'Haïti à l'ONU, Antonio Rodrigue, dans son intervention, a fait état d'un taux de croissance négatif au cours des trois dernières années et que la situation économique est "désastreuse", avec une inflation actuellement de 47 %. Le diplomate haïtien reconnait que la situation sécuritaire en Haïti est catastrophique, cependant il croit en dépit de tout, que l'accord politique du 21 décembre est "une réalisation majeure". Il le décrit comme une feuille de route pour que le pays sorte de la crise qu'il traverse actuellement.


Parlant de l'accord d'Haïti du 21 décembre, les États-Unis ont déclaré aujourd'hui au Conseil de sécurité que l'adoption de l'accord "est une opportunité pour les Haïtiens de revenir à la restauration de la stabilité de leur pays et à l'amélioration de la gouvernance. Le représentant américain Robert Wood a annoncé que les Etats-Unis ont identifié des cibles additionnelles à sanctionner en Haïti. Liste qui sera transmise au Conseil de Sécurité des Nations-unies.


Pour Dmitry A. Polyanskiy, Représentant permanent adjoint de la Fédération de Russie auprès des Nations Unies, tire sur les sanctions. Il dit que les États-Unis et le Canada essaient d'orienter les processus internes vers ce qu'ils veulent avec leurs sanctions temporaires.


Le Royaume-Uni quant à lui, se dit prêt à envisager de nouvelles sanctions en Haïti et approuve également la demande de force internationale pour aider la PNH, appelant à une réponse urgente à la demande d'assistance internationale d'Haïti, au Conseil de sécurité de l'ONU. Les responsables de l'effondrement de l'ordre public doivent savoir qu'ils ne pourront pas agir en toute impunité, a déclaré Ferit Hoxha, Représentant permanent de l'Albanie auprès des Nations Unies, au Conseil de sécurité, tout en approuvant le régime de sanctions. L'ambassadeur du Brésil auprès de l'ONU, déclare que son pays croit toujours aux solutions dirigées par les Haïtiens et appelle à "approfondir le dialogue actuel, ce qui, espérons-le, ouvrira la voie à des élections sûres et transparentes, si les parties prenantes haïtiennes acceptent de se parler et de faire des compromis. Le diplomate brésilien encourage le dialogue et l'Accord du 21décembre. Par cette initiative politique, dit-, il y a donc un besoin urgent d'élargir ce consensus. Alors pour le Canada, Haïti a besoin d'assistance et il va continuer à le faire, selon Bob Rae, ambassadeur du Canada aux Nations-unies.


Yves Paul LEANDRE

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